Une petite page pour des informations diverses, une présentation de nos fêtes chrétiennes...  Feuille antenne de janvier 2012 | TEMOIGNAGE D'EMMANUEL FABER ; Emmanuel Faber a mis longtemps à concilier son statut de dirigeant et sa vocation de chrétien. Il l'a tenté en gardant, au milieu d'un agenda surchargé, des temps dédiés à la spiritualité : immersion dans la nature, accompagnement de mourants. Mais il lui a fallu tout un cheminement intérieur pour s'autoriser à agir en faveur d'une économie réconciliée avec la société. En créant Danone Communities qui développe des entreprises sociales ou en fondant, avec le Prix Nobel de la paix Muhammad Yunu, Grameen Danone Foods qui fournit des produits de première nécessité accessibles aux plus pauvres, son action démontre qu'un autre monde est possible. Il retrace cette aventure spirituelle dans : « Chemins de traverse. Vivre l'économie autrement. » (Albin Michel) Quelques conseils pour vivre autrement :
« 1. Connectez-vous à vous-même Tenez-vous intérieurement aussi près que possible de là où vous êtes pleinement vous-même. Pensez, décidez, parlez et agissez de là. Aucune relation juste n'est possible autrement. Pour cela, repérez vos propres chemins vers vous-même. Chacun a les siens ; le printemps par la fenêtre, une photo, un paysage, un sourire intérieur, un objet aimé au fond d'une poche, respirer lentement fermer les yeux quelques secondes, la prière sous toutes ses formes…
2. Souciez-vous des personnes Autorisez-vous, au quotidien, à être autre chose qu'un ordinateur un peu sophistiqué. Dans la relation, intéressez-vous avant tout aux personnes et pas aux sujets qu'elles abordent ou aux fonctions qu'elles occupent. Repérez leurs doutes, leurs questions, leurs envies, leurs peurs, leurs postures intérieures. Invitez-les à repartir de là pour avancer dans la résolution des problèmes. D'une façon plus générale, traquez la peur, chez soi et chez les autres, car elle ne se dit pas, mais elle est omniprésente. Repoussez-la à chaque instant au nom de la certitude qu'il existe un espace sacré où « je » est inaltérable. Forteresse imprenable. Chez moi comme chez l'autre.
3. Ne négligez rien du réel Préférez l'intuition à la déduction, la sensation à la raison. Portez une même attention aux plus petits comme aux plus grands, personnes, gestes et instants. Les plus fragiles, les plus fugaces, les plus anonymes sont tissés dans la même fibre d'éternité, et je n'y accède que si je suis dans le désir de les reconnaître et de les accueillir. Prenez conscience que c'est souvent d'eux que vient la joie d'une journée. Gardez la mémoire de ces trésors volés au quotidien.
4. Préservez des temps de désert Au milieu des multiples activités du jour, de la semaine, de l'année, aménagez-vous des moments de retraite intérieure. Pour cela, laissez de façon choisie des temps vides dans votre agenda pour être à même d'accueillir une forme de vacuité, de solitude, de désert, mais aussi pour rester disponible à l'imprévu, au « nouveau ». » Extrait de La Vie – 1er décembre 2011.
Au seuil de la nouvelle année je voudrais souhaiter à toutes et à tous, tous mes meilleurs vœux au cœur de ce que vous désirez de plus cher et de plus juste, pour vous et pour vos proches. Merci beaucoup à toutes les personnes qui accomplissent une part de service dans la paroisse du Bienheureux Jean XXIII. Aux paroles du témoignage ci-dessus que j'ai assez aimé, j'ajouterai ceci : je formulerai le souhait que nous puissions vraiment travailler en équipe à tous les niveaux et que notre Eglise soit toujours témoin de l'Amour de Dieu pour nos contemporains.
Père Guy Ollagnier |
|  Feuille antenne novembre 2011 | LA FETE DE LA TOUSSAINT
La fête de la Toussaint remplit chaque année nos églises car de nombreux fidèles se souviennent de leurs défunts à cette époque de l'année.
Nous prions pour nos défunts et en priant pour eux, nous espérons aussi qu'après notre mort, il y aura des membres de nos familles ou des amis qui prieront pour nous. C'est sans doute cela la communion des saints.
Ces prières d'intercession qui sont si fortes en cette période ne doivent pas nous faire oublier que la fête de la Toussaint est la fête de tous les saints, la fête de l'Espérance chrétienne en l'amour miséricordieux de Dieu qui peut faire des saints avec les hommes et les femmes faibles et fragiles que nous sommes.
En célébrant la fête de la Toussaint, nous célébrons la puissance de l'amour de Dieu qui veut que chacun de nous grandisse par sa grâce jusqu'à la sainteté véritable.
Sainteté ne veut pas dire perfection et Jésus, dans l'Evangile des Béatitudes, vient nous dire que la sainteté est proposée à tous, même et surtout aux plus petits, aux plus démunis, aux plus pauvres. Alors surtout ne baissons pas les bras en nous disant : « Ce n'est pas pour moi ! »
Non, l'Esprit Saint est là pour nous aider à vivre et à nous mettre dans les pas de Jésus qui nous a fait cette promesse : « Prenez courage, j'ai vaincu le monde » (Jn 16, 33). Ce mot « Heureux » que Jésus emploie dans les Béatitudes est un encouragement et une promesse pour l'avenir. On pourrait aussi remplacer ce mot par « Debout » ou « En route ».
En essayant de vivre les Béatitudes, nous choisissons la route du bonheur et comme le disait Saint François de Salle : « Je préfère me présenter infirme que fort devant Dieu car les forts, Il les prend par la main alors que les infirmes, Il les prend dans ses bras »
Laissons-nous donc porter par le Seigneur !
Jean-Wilfrid Mahieux. Diacre |
|  Feuille antenne septembre 2011 | Les JMJ : un signe d'espérance
Nous voici de retour de Madrid. Une dizaine de jeunes de la paroisse ont fait le déplacement en Espagne pour les JMJ ; certains sont partis avec des groupes scouts, d'autres avec la communauté de l'Emmanuel, d'autres avec les frères maristes. Par-delà la diversité des mouvements, c'est la même foi et le même amour de Jésus Christ qui les anime.
« Alors pour ma part ce qui m'a le plus impressionné aux JMJ c'est la présence de pratiquement tous les pays, ce qui a permis de faire la rencontre de plein d'étrangers. Il y avait de nombreux temps forts ; notamment lors des déplacements, tout le monde chantait : dans les métros et dans les rues. Le temps de silence qu'il y a eu pendant la veillée était impressionnant : 1,4 millions de personnes étaient en silence au même moment. » Confie Jean-Renaud
Cette démarche est une vraie expérience d'Église : la diversité des pays et des cultures nous invite à ouvrir notre esprit et notre cœur pour accueillir l'autre dans sa différence. De la même façon, vivre ensemble pendant presque deux semaines (le groupe parti avec les frères maristes était du 10 au 15 août à Barcelone et du 15 au 21 août à Madrid) oblige à des concessions en privilégiant le bien du groupe (souvent des plus faibles) vis-à-vis de notre intérêt personnel.
Durant la première semaine, à Barcelone, le groupe accompagné avec les frères maristes (quatre jeunes) s'est retrouvé avec d'autres francophones : de Marseille, de Mulhouse, du Cheylard (en Ardèche), de Lagny dans la région parisienne et même de Québec ; la deuxième semaine à Madrid était encore plus internationale, des drapeaux indiquant souvent la nation de provenance du groupe. C'est réconfortant pour les jeunes de constater qu'ils ne sont pas seuls à croire en Dieu, et qu'ils se posent tous des questions pour mieux comprendre une foi qui les précède et qu'ils s'efforcent de s'approprier.
Pour cela, deux outils étaient mis à leur disposition : pendant trois jours, des catéchèses quotidiennes étaient proposées dans différents langues par des évêques. Ils ont encouragé les jeunes à prendre part à la vie du monde et à témoigner de leur foi aussi bien par leurs paroles que leur mode de vie, leurs engagements. Le second outil est un catéchisme pour eux : le « Youcat » que l'on peut entendre comme youth cat' (le catéchisme de la jeunesse) ou your cat (ton catéchisme). Ce cadeau personnel du pape veut rendre accessible, par le langage et la simplicité, les articles principaux du Catéchisme de l'Église Catholique.
Pour nous, animateurs, c'est réconfortant de voir des jeunes nombreux se mobiliser pacifiquement et braver les intempéries et la chaleur pour rencontrer celui qui s'efforce de faire l'unité à la suite du Christ. Nous étions encore sur le chemin du retour qu'ils pensaient déjà à Rio en 2013…
La foi n'est pas morte, les jeunes sont présents et vivants ! Ils nous bousculent souvent de leur énergie qui nous évite de nous engourdir dans nos habitudes. Merci à chacun d'eux du fond du cœur.
Père Jean-Luc BARITEL |
|  Feuille antenne juin 2011 | Vous serez mes témoins.
Dimanche 22 mai a eu lieu, en l'église Saint André de Tarare, la célébration de la Confirmation pour 20 grands jeunes dont 19 parmi eux font partie de la Paroisse du Bienheureux Jean XXIII ou ont des liens avec elle par le Lycée Notre Dame de Bel Air ou l'Aumônerie du Lycée de la Plata. L'un des moments forts de cette célébration a été le temps de la Chrismation par Monseigneur J.P. Battut, évêque auxiliaire, qui présidait cette eucharistie. Tandis que l'évêque s'est approché de chacun d'eux pour marquer leur front par l'onction de saint chrême, en prenant le soin d'adresser à chacun à voix basse une parole personnelle, un silence grand et profond à régné sur l'assemblée. Avec ce beau signe de la Chrismation nous avons comme pu ressentir cette huile d'allégresse conférant le don de l'Esprit descendre dans le cœur de ces jeunes, pour imprégner toute leur vie et faire d'eux des témoins. Ce que Jésus Christ a exprimé à ses disciples, juste avant son Ascension, il le veut pour tous les disciples de tous les temps. « Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. Etre témoin, c'est toujours vivre 2 dimensions d'une même réalité : La dimension personnelle = l'expérience personnelle de l'Amour de Dieu La dimension communautaire = la communication, le partage de cette expérience de l'Amour de Dieu.
A l'origine de notre Eglise diocésaine de Lyon, certains chrétiens ont été témoins jusqu'au martyr… Jusqu'au don de leur vie. Ci-dessous, plusieurs extraits de la lettre des chrétiens de Lyon : « Lyon peut être fier de ses martyrs de l'an 177, les premiers que la Gaule ait connus, autant que l'on sache. Dans cette persécution qui éclata sous l'empereur Marc-Aurèle, nombre de chrétiens ont, avec une énergie que l'on n'admirera jamais assez, confessé leur foi, et, malgré le péril où ils se trouvaient, reconnu expressément le Christ comme leur Maître. C'est à ce Maître d'ailleurs qu'en mourant ils ont rendu hommage de leur énergie. […] » « … L'intensité de cette persécution-là, l'extension de la fureur des païens contre les chrétiens, toutes les souffrances endurées par les bienheureux martyrs, nous sommes dans l'incapacité de l'exprimer exactement et d'en fournir un récit compétent. C'est de toutes ses forces que le Démon s'est rué […] Il fit si bien que non seulement les maisons, les bains et le forum nous étaient fermés, mais que paraître en public était totalement interdit à quiconque d'entre nous, en quelque lieu que ce fût. En contre-partie la grâce de Dieu travaillait. Ceux qui étaient faibles, elle les mettait à l'abri. Elle suscita d'autre part des colosses inébranlables, capables de supporter l'impétuosité du Malin […] Ils endurèrent toute sorte d'outrages et de tortures. […] Ils mettaient vraiment en évidence que « Les tristesses du temps présent ne sont rien, comparées à la gloire qui un jour éclatera à notre endroit. » […] La fureur atteignit son comble, de la foule, du gouverneur, et des soldats à l'égard de Sanctus, le diacre de Vienne, de Maturus, un nouveau baptisé mais athlète de race, d'Attale aussi, qui était originaire de Pergame et avait toujours été pour ceux d'ici une colonne inébranlable, de Blandine enfin, par laquelle le Christ a manifesté que ce qui aux yeux des hommes paraît facilement méprisable, mérite auprès de Dieu une gloire immense à raison de l'amour qu'on a pour lui, amour dont les effets montrent, avec sa puissance, qu'il est tout autre chose qu'une apparence dont on tirerait vanité. Tous, en effet, nous craignions pour Blandine, et avec nous sa maîtresse d'ici-bas, laquelle comptait au nombre des martyrs engagés dans la lutte. Elle redoutait que Blandine ne pût confesser sa foi avec assurance à cause de sa faiblesse corporelle. Blandine fut au contraire remplie d'une telle force qu'elle épuisa et mit hors jeu la série des bourreaux qui s'étaient relayés pour la torturer du matin au soir. Eux-mêmes s'avouèrent vaincus, sans plus rien avoir à lui faire. Ils s'étonnaient que le souffle lui restât, alors que son corps était déchiré et transpercé. Ils attestaient qu'une seule espèce de torture eût suffit à entraîner la mort ; nul besoin qu'il y en ait eu de telle intensité ni en aussi grand nombre. Mais la bienheureuse, comme un valeureux athlète, se sentait rajeunir, à confesser sa foi ; c'était pour elle un réconfort, un apaisement et comme une anesthésie dans ses souffrances, que de dire : « Je suis chrétienne, et chez nous rien n'a lieu de mal ».DU VENDREDI SAINT A PÂQUES
|
|  Feuille antenne mai 2011 | Avec l'accord de sa famille, nous vous partageons ce Poème écrit par Monsieur Roland TIELENS (en 2008) pour sa fille Marie-Claude, handicapée depuis sa naissance en 1957, décédée ce mardi 12 avril 2011 et dont les funérailles ont eu lieu à Valsonne vendredi 15 avril 2011.
« De t'avoir tant portée Mes bras sont vides Mes mains sont sillonnées De tant de rides De t'avoir tant pleurée Mon cœur est un désert De t'avoir tant rêvé Mon âme est un hiver
Toi mon enfant de rien Toi mon enfant sans mains Toi qui es mon chemin Qui es mon lendemain
Je t'appelle ma reine Tu le seras un jour Au royaume sans peines Au royaume d'amour Tes yeux sont d'innocence Ouverts sur l'infini Des horizons immenses Ou renait toute vie
Toi mon enfant de rien Toi mon enfant sans mains Toi qui es mon chemin Qui es mon lendemain
Trois clous rouges, une croix Tu es ma crucifiée Et sur ton Golgotha Tu es ma sacrifiée C'est ton vendredi saint C'est la nuit du chagrin Dans deux jours c'est demain C'est le radieux matin
Toi mon enfant de rien Toi mon enfant sans mains Toi qui es mon chemin Ma Pâque de demain. » R.T. |
|  Feuille antenne Avril 2011 | PASSAGE
Un soir, au cours d'une réunion, une maman dit : « Le baptême, c'est un passage » Quelqu'un ajoute : « Le baptême, c'est une fête.». Nous avons partagé, nous avons parlé de ces mots… Ils nous disaient l'expérience humaine, celle de la naissance, celle du passage de l'enfant du ventre de sa mère au monde où il grandira. Ils nous disaient la nouveauté de la vie, ils nous parlaient de joyeuse nouvelle…
Tous les passages de la vie sont venus (la naissance… le mariage… les temps marquants…), tous étaient des commencements dont on se souvient, des commencements fêtés, des commencements fondateurs qui donnent sens et couleur à notre vie . Nous avons fait mémoire… Mémoire tournée vers l'à – venir La vie est passage, la vie est commencement, la vie est nouveauté, la vie est dynamisme, la vie est à – venir.
Avant nous, d'autres ont fait mémoire pour se donner un à – venir Un groupe d'hommes et de femmes qui a traversé la Mer Rouge. Ils ont appelé ce passage une Pâque et c'était le temps d'une naissance, le commencement d'une vie nouvelle, grâce au Dieu qui les accompagnait dans une liberté trouvée, après leur esclavage en Egypte. Ce peuple fêtait tous les ans cet évènement, non pour se figer dans un passé révolu, mais pour vivre l'aujourd'hui, chemin vers demain en fidélité à ce Dieu libérateur, donc Créateur.
Au baptême, nous nous rappelons cette histoire. Nous nous rappelons surtout qu'il y a deux mille ans, quelqu'un a vécu un passage libérateur de tous les esclavages, de toutes les morts. C'est La Pâque définitive du Christ, temps d'une renaissance et d'un commencement. Le baptême est passage, le baptême est renaissance, le baptême est fête.
Qu'ils sont vrais ces mots, nés de l'expérience humaine, plongés dans l'histoire du peuple de Dieu ! Tiré d'un Texte de J-M BOSSARD Visite Pastorale de notre Archevêque
Au moment où ces mots s'écrivent, avant de clôturer la feuille « Antenne », la visite de notre archevêque n'est pas terminée. Un grand merci à notre archevêque Philippe BARBARIN qui s'est rendu disponible pour, en 4 jours, parcourir, en partie, les réalités humaines et les réalités ecclésiales de notre paroisse. Un grand merci pour les eucharisties qu'il a présidées et pour ses homélies, en particulier celle du dimanche 20 mars sur la Transfiguration de Jésus. Un grand merci aux personnes qui ont accepté de préparer et de transmettre un témoignage lors des veillées des 21 mars (Pontcharra) et 22 mars (Joux) sur les thèmes du Témoignage des valeurs de l'Evangile et de l'Annonce de la Parole. Un grand merci aux personnes qui ont préparé les rencontres avec les enfants et les jeunes, les élus, les professionnels, les personnes âgées. Un grand merci aux Equipes Relais de Proximité qui ont présenté leur village. Un des prochains bulletins « Ensemble » nous communiquera beaucoup de contenus sur ces rencontres et ces célébrations avec le cardinal.
P. Guy Ollagnier et toute l'Equipe d'Animation Paroissiale |
|  UN FORUM PAROISSIAL | Vous avez dit : « Forum Paroissial » ?... Mais qu'est-ce que c'est ?...
Un Forum des associations est la présentation de toutes les associations qui existent sur une commune. Un Forum paroissial, c'est comme une grande kermesse ? Oui et non ! C'est la rencontre de tous les groupes, services et mouvements qui sont sur la Paroisse. Tous sont cellules d'Eglise, tous sont des groupes de chrétiens mais tous ne sont pas reliés à l'Eglise de la même manière. Les paroisses sont constitutives des diocèses… La catéchèse, la liturgie, le catéchuménat, la préparation aux sacrements du baptême ou du mariage sont des services de la Paroisse… etc. Les équipes C.M.R. (Chrétiens en Monde Rural) ou M.C.R. (Mouvement des Chrétiens Retraités) sont des équipes de mouvements d'Action Catholique qui ont leur fédération départementale et nationale. La Paroisse du Bienheureux Jean XXIII du Pays de Tarare a été fondée il y a 10 ans à partir des 15 paroisses locales qui existaient sur le canton de Tarare. Suite à cette naissance de la nouvelle Paroisse du Bienheureux Jean XXIII, nous pouvons dire que la Paroisse veut être communion de communautés. Sur un territoire donné, sur une paroisse, il est bon que les chrétiens différents se retrouvent, se rencontrent puissent échanger sur leurs objectifs…
En cette année de l'âme voulue par le Cardinal, à la suite de celle du corps… un des objectifs de la Paroisse est de proposer des moyens de rencontre pour une meilleure connaissance des uns et des autres et pour être plus signe… C'est en ce sens qu'ont été proposés cette année les repas partagés organisés avec des personnes volontaires par tirage au sort. C'est en ce sens que cette année des temps conviviaux ont été proposés par les Equipes Relais de Proximité. Plusieurs viennent d'avoir lieu à l'occasion de l'Epiphanie.
A propos de ce Forum Paroissial tout proche, une paroissienne vient d'écrire : « Le Forum est une occasion unique de rencontres, de meilleure connaissance les uns des autres, de découverte de nos richesses, de nos dons et charismes. Une occasion de porter un regard bienveillant sur les autres groupes ou mouvements. Un moment à vivre dans la bonne humeur et la simplicité. Une occasion aussi de présenter un visage d'Eglise joyeux, dynamique, uni, aux éventuels visiteurs qui n'ont pas l'habitude de fréquenter la paroisse. (N'hésitons pas à inviter largement… et même s'il n'y en avait qu'un !) »
Le Pape Jean XXIII a dit un jour : « La Paroisse c'est comme la fontaine du village »… traduisons aujourd'hui : « La paroisse c'est la fontaine de la place publique ». Les fidèles du Christ peuvent venir régulièrement à la source… mais aussi les gens de passage, les gens qui cherchent de quoi étancher leurs soifs les plus profondes… Le Forum Paroissial est ouvert à tous… aux personnes qui cherchent comme aux gens qui passent… Aucun chrétien, aucun service, aucun mouvement ne peut prétendre tout exprimer de l'Evangile et de la Personne du Christ.
Tous les chrétiens en tant que membres du Corps du Christ, de par leur baptême, sont toujours invités à vivre et à manifester les trois dimensions de la personne du Christ et de la mission de l'Eglise : Christ Prophète pour annoncer. Christ Roi pour servir Christ Prêtre pour prier et célébrer ; Mais chacun, chaque groupe d'Eglise le vit à sa manière : Le Christ a besoin de tous pour donner visage à son amour.
P. Guy Ollagnier |
|  Feuille antenne Décembre 2010 | V I S A G E S
Dans notre existence, il est des visages qui nous ont marqué par leur confiance, leur compréhension, leur affection, leur sympathie, leur soutien, leur compassion… leur regard reste imprimé en nos cœurs… comme un encouragement, une lumière pour la route. Il est d'autres regards de mépris, d'indifférence, de violence et de haine qui fusillent et meurtrissent. Puissions-nous être de ceux et celles qui portent sur les autres des regards de respect, des regards qui valorisent et font grandir les personnes.
Avec le temps de l'Avent nous nous préparons à vivre la rencontre avec Celui qui est venu, Celui qui reviendra à la fin des temps, Celui qui vient aujourd'hui. Il a pris sur lui notre humanité pour nous révéler la grandeur de la vocation humaine. Il est descendu dans la condition humaine pour nous ressusciter et nous faire devenir enfant de Dieu. « Il s'est fait ce que nous sommes pour que nous devenions ce qu'Il est. »
Le « Verbe » s'est fait chair et « Il » a habité parmi nous. Dieu a pris visage humain en Jésus Christ : visage de nouveau né, visage d'enfant, visage d'adolescent, visage d'homme…, visage de supplicié.
Il a été retrouvé en l'église du monastère Sainte Catherine au Sinaï, il y a quelques années, une des plus anciennes icônes que l'on connaisse du visage du Christ. Cette icone est extraordinaire, unique, magnifique… Là encore, ce n'est pas le visage du Christ. Si nous n'avons pas d'image réelle du visage du Christ c'est que nous pouvons retrouver les signes de sa présence dans les visages de toute personne et surtout des plus petits. « Ce que vous faites aux plus petits d'entre les miens, c'est à moi-même que vous le faites. » Mt 25 Père Guy Ollagnier |
|  Feuille antenne novembre 2010 | Les saints sont les « fleurs d'or » de l'humanité Communément, la Toussaint évoque les chrysanthèmes, qui sont déposés, sur la tombe de ceux que nous avons aimés. C'est à partir de ce geste que je veux vous parler de la sainteté. En effet, la Toussaint nous rappelle que nous sommes tous saints et que nous sommes tous appelés à le devenir d'avantage chaque jour ; saint Paul appelle « saints » les chrétiens des communautés auxquelles il adresse ses lettres. La Toussaint est la fête de tous les saints – c'est-à-dire de tous les chrétiens vivants et morts – et le lendemain (2 novembre) est la fête de tous les défunts. Revenons aux chrysanthèmes ; tout d'abord, ce nom – qui signifie « fleur d'or » – manifeste que nous voulons ce qu'il y a de meilleur, de plus beau, pour ceux que nous aimons. L'or ne rouille pas ; il permet donc d'exprimer ce qui demeure, sur notre terre, de ceux qui nous ont quittés. Ensuite, ces plantes qui fleurissent alors que nous nous apprêtons à entrer dans l'hiver nous font nous souvenir que la mort n'est pas la fin de la vie ; le printemps revient immanquablement, chaque année. L'amour que nous avons pour les gens disparus ne meurt pas avec eux ; il continue même s'il doit, en quelque sorte, mourir pour renaître autrement. La sainteté, c'est la permanence de ce lien entre nous, qui nous vient directement de Dieu. Être saint, ce n'est pas être parfait ; ce n'est même pas être meilleur que les autres, encore moins être « le premier de la classe ». Certains sont canonisés c'est-à-dire déclarés saints par l'Église pour la qualité de leur relation à Dieu qui peut nous servir d'exemple. Le concile Vatican II nous indique que, quel que soit notre état de vie, nous sommes appelés à la sainteté. La sainteté, c'est être relié à Dieu par son Esprit, l'Esprit-Saint. L'Esprit-Saint est Celui qui unifie Dieu en lui-même : il relie le Père avec son Fils, Jésus ; il est Celui qui nous relie au Père et au Fils, et Celui qui nous relie entre nous. L'Esprit-Saint est ce lien d'amour entre le Père et le Fils, qui déborde pour venir jusqu'à nous et qui nous réunit dans ce que nous appelons la communion des saints. Pour devenir saint, il ne faut pas chercher à aller vers Dieu, il faut le laisser venir vers nous ; il ne faut pas chercher à nous améliorer, il faut apprendre à nous aimer comme nous sommes ; il ne faut pas chercher à devenir meilleur, il nous faut devenir ce que nous sommes : des enfants bien-aimés du Père. C'est cet amour de Dieu pour nous qui nous rend saints. Dieu nous aime sans condition mais nous pouvons lui rendre cet amour en nous comportant véritablement comme ses enfants. C'est parce qu'Il continue de nous aimer quand nous nous écartons de Lui que nous sommes invités à faire miséricorde. Aimer nos ennemis n'est possible que si nous voyons en eux des enfants bien aimés du Père, c'est-à-dire des frères. C'est pour que nous ne fassions pas de nos frères des adversaires que nous disons ensemble la prière du « Notre Père ». La folie de Dieu, c'est de compter d'abord sur nos fragilités ; pour nous éviter l'orgueil, il rend possible pour nous ce qui ne l'était pas. Aimer, c'est, d'une certaine façon, donner ce que nous ne possédons pas ; aimer, c'est donner ce qui vient de Dieu. Aimer, c'est rien moins que donner Dieu à l'autre, à notre voisin(e), à notre ami(e), à notre époux (se), à nos enfants. Alors, à la Toussaint, devenons des « fleurs d'or » pour les autres.
Bonne fête à tous, puisque la Toussaint, c'est votre fête à tous. Père Jean-Luc BARITEL |
|  Feuille antenne octobre 2010 | Temps de rentrée et d'automne
Après un été bizarre fait de coups de chaud et froid, le temps de la rentrée a paru bien vite arriver Dans le paysage de nos cœurs, nous gardons la mémoire des retrouvailles familiales et amicales qui nous paraissent trop courtes. Dans le paysage de nos rues, traversent les écoliers et collégiens avec des cartables toujours aussi lourds à porter. Dans le paysage de nos agglomérations, les files interminables des véhicules aux heures de pointe sont le signe éloquent de l'énergie qu'il faut ramasser ne serait ce que pour se rendre à son poste d'activité.
Avec le temps de la rentrée, l'automne s'est annoncée avec l'alternance des jours de grisailles et des jours de soleil, un peu comme dans nos vies où coexistent les ténèbres et la lumière. Mais avez-vous remarqué, quand la lumière est présente, comme elle est belle ! La lumière d'automne n'est pas écrasante, elle vient de côté sans s'imposer, elle éclaire de biais, latéralement, elle sème les contrastes, elle élève les paysages, elle met en valeur les monuments, les formes et les couleurs. Ainsi est la lumière du Christ qui n'est pas venu pour aveugler, en mettre plein la vue, mais encourager, valoriser, faire grandir.
Le temps de l'automne, c'est aussi le temps des fruits ; une année encore, nous avons été gâtés, gratifiés des fruits de la création et du travail des hommes de la terre.
Le temps de l'automne c'est le temps des semailles. Seigneur tu nous appelles à ne pas faire profiter les graines de la haine, de la violence, de l'indifférence, du mépris, de la xénophobie, du racisme, de la désignation de boucs émissaires. Seigneur tu nous appelles à choisir, à garder, à ensemencer les graines du respect, de la considération et de la reconnaissance de nos frères. Tu nous appelles à répandre les graines de la confiance, de la recherche du dialogue, de la justice et de la paix.
Pour que nous puissions apporter notre contribution à la construction d'une véritable humanité, Seigneur, assiste de ta lumière nos regards et nos cœurs pour discerner le mal déguisé, le bien parfois caché, les pas à franchir, la main à tendre, l'œuvre à réaliser. Ainsi serons-nous tes témoins.
P. Guy OLLAGNIER
|
|  Feuille antenne septembre 2010 | Le chemin d'une année nouvelle
Le 17 Août dernier Cathy ALLIAGA, qui a effectué à pied un pèlerinage de Lyon à Jérusalem (5 000 Kms), nous partageait son expérience, ses convictions, son témoignage :
« […] Le souffle me manquait, l'équilibre défaillait ; je me déliais de mes chaînes pour partir vers Jérusalem, la céleste. Partir pour voir autrement, toucher la vie sans risquer de l'égratigner, s'égratigner sans risquer sa vie… Les mutations sont nécessaires pour qui veut grandir […] Les chemins nous plongent dans notre histoire […] Chaque pas sonne comme une victoire retrouvée… Au bout d'un chemin on peut croire qu'on est arrivé ; il ne faut jamais s'arrêter […] Sur le chemin : seuls les liens authentiques et justes restent et cimentent le futur inspiré…»
Les personnes qui ont réalisé le pèlerinage jusqu'à Saint Jacques de Compostelle se reconnaîtront à travers ces lignes. Le pèlerinage est à l'image de la vie : il est toujours un exode, un passage. Notre vie est chemin avec un but et des objectifs.
Cathy Alliaga, au cours de la soirée du 17 Août, nous a fait part aussi de ses projets : sa volonté maintenant est de créer un chemin de paix qui relie tous les pays de la méditerranée. Début septembre elle reprend le chemin pour parcourir le Liban, la Syrie, la Jordanie, la Palestine et l'Egypte : elle va mettre en œuvre son projet avec l'aide d'une O.N.G. qu'elle vient de fonder.
Nous autres, nous allons reprendre le chemin d'une année nouvelle : Chemin de l'école et de la formation pour les enfants et les jeunes. Chemin du travail après les congés d'été, ou chemin de la recherche d'un emploi. Chemin des engagements associatifs et autres… Chemin du service des proches, de la famille. Chemin de l'accompagnement des malades et des personnes dépendantes. Chemin d'une nouvelle année en paroisse avec une nouvelle équipe où nous vivrons le départ de Frédéric de Verchère pour Roanne et l'accueil de Jean-Luc Baritel.
Que sera-t-il le chemin de cette année nouvelle ?
Le 22 Août dernier, lors du Pèlerinage à Notre Dame de la Roche, au cours de son instruction de l'après-midi, commentant l'Evangile de l'Annonciation, Mgr J.P. BATUT a souligné l'attitude de Marie qui a répondu à l'appel du Seigneur avec toutes les dimensions de son être (son corps, son âme et son esprit). Dans ses propos notre évêque auxiliaire a relié la dimension de l'âme avec la liberté intérieure. Dans sa liberté intérieure, Marie a posé question au Messager de Dieu, devant cet appel bouleversant et surprenant. Dans sa liberté intérieure Marie a répondu un OUI de confiance à l'appel du Seigneur. Le Père Batut nous invitait à faire de cette 2ème année du trienum centrée sur l'âme, un chemin de vraie liberté intérieure… pour répondre aux appels du Seigneur et les accomplir.
Que sera le chemin de cette année nouvelle ?
Pour ce qui dépend de nous, puissions-nous faire de ce chemin un chemin de paix, de vraie liberté, de découverte de l'essentiel, un chemin d'attention aux personnes qui souffrent et de témoignage de l'Amour de Dieu.
« Que nos cœurs s'établissent là où se trouvent les vraies joies » sur le juste chemin ! Père Guy OLLAGNIER |
|  Feuille antenne Août 2010 | L'ASSOMPTION DE MARIE
« L'assomption de Marie est, bien sûr, un dogme christologique. C'est à la destinée pascale de Jésus que Marie est unie. Elle parcourt jusqu'à son terme le chemin de la suite du Christ. Et là encore, il y a dans la proclamation du dogme un précieux chemin pour la foi… L'assomption de Marie nous rappelle que nous n'avons pas ici-bas de demeure permanente et que le Père prépare à chacun de nous une demeure éternelle auprès de lui et en lui. L'assomption de Marie, comme l'ascension du Christ, est la fête de l'espérance chrétienne. Espérance inséparablement personnelle et communautaire… c'est l'humanité tout entière, et le cosmos avec elle, qui a vocation d'être assumée dans la condition glorieuse du Christ… L'humble jeune fille de Nazareth est destinée, de toute éternité, dans son humilité même, à devenir la femme radieuse qui trône dans le ciel aux côtés de son fils. Il n'y a pas changement de personne, mais profonde métamorphose, selon le dessein de Dieu. C'est aussi notre vocation personnelle, intime… la faiblesse et le péché doivent être chemin d'humilité, non de découragement et, moins encore, de désespoir. L'assomption de Marie nous dit que notre vie vaut la peine et que Dieu sait où il va ». Père Philippe FERLAY Du livre « Marie de Nazareth » DDB Pendant ce mois d'Août, pourquoi ne pas (re)découvrir la saveur de cette prière de Saint Bernard, que des générations de croyants ont fait monter de leur cœur avec amour et confiance ? : SOUVIENS-TOI
Souviens-toi, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à ta protection, imploré ton assistance ou demandé ton intercession, ait été abandonné. Animé d'un pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers toi, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à tes pieds. Ô Mère du Verbe, ne rejette pas mes prières, mais écoute-les favorablement et daigne les exaucer. Amen |
|  Feuille antenne mai 2010 | En cette période de troubles que traverse l'Eglise, nous faisons écho d'un extrait de l'homélie prononcée par le Cardinal André Vingt-Trois, au cours de la Messe chrismale le mercredi 31 Mars 2010, en la Cathédrale Notre Dame de Paris.
Chers Frères et Sœurs,
Au moment où nous entrons dans la célébration du Triduum Pascal, notre Église est mise en accusation à la face des hommes. Elle est chargée des péchés du monde. Au mépris de la réalité des faits, dont nul ne conteste l'horreur et le scandale qu'ils ont pu causer, on s'emploie à faire endosser à notre Église, -et en particulier à ses prêtres- la responsabilité morale des actes de pédophilie qui ont été commis depuis plusieurs dizaines d'années.
Imputer la pédophilie au statut du prêtre engagé dans le célibat évite opportunément de regarder la réalité de ce fléau social dont chacun peut savoir qu'il frappe principalement à l'intérieur des relations familiales et dans les réseaux de proximité familiale. Ressortir des faits anciens et connus depuis longtemps comme des révélations nouvelles donne beaucoup à penser sur l'honnêteté intellectuelle des informateurs et suffit à dévoiler leur véritable objectif : faire peser le doute sur la légitimité morale de l'Église.
Loin de moi l'idée de nier la réalité des actes de pédophilie ni d'oublier la souffrance, souvent irréparable, des victimes. Oui, comme je l'ai dit à l'occasion de l'Assemblée plénière des évêques à Lourdes, nous sommes plongés dans la honte et le désarroi. Nous nous joignons aux regrets exprimés par le Pape dans sa lettre aux catholiques irlandais. Mais nous ne sommes pas prêts à laisser jeter l'opprobre sur l'ensemble des vingt mille prêtres et religieux de France. De ceux-ci, une trentaine de prêtres et de religieux purgent la peine à laquelle ils ont été condamnés, conformément à la loi. C'est beaucoup trop, mais ce n'est pas un phénomène massif. L'immense majorité des prêtres et des religieux de notre pays vivent avec joie leur engagement au service de l'Évangile. Je n'en doute pas. Nous n'en doutons pas et nous avons confiance en leur fidélité.
L'offensive qui vise à déstabiliser le Pape, et à travers lui l'Église, ne doit cependant pas nous masquer nos faiblesses et nos fautes éventuelles. Notre société qui vit dans l'exhibition du sexe sans limite nous oblige à être plus que jamais vigilants et modestes dans nos manières de vivre. Chers frères et sœurs, prêtres, diacres, religieux, religieuses et laïcs, nous ne sommes que des êtres humains et nous ne devons jamais vivre dans la présomption que nous sommes au-dessus des tentations ordinaires. Mais cette prudence ne doit pas nous transformer en coupables potentiels dans toutes nos relations.
Parmi les épreuves que nous traversons, nous devons aussi relever l'offensive des médias audiovisuels qui célèbrent Pâques à leur manière en concentrant sur les soirées de la Semaine Sainte leurs capacités critiques sur l'Église et la foi chrétienne. Celles et ceux d'entre nous qui célébreront les liturgies dans leurs communautés n'en seront pas affectés. Mais tous ceux qui sont les moins informés et les moins impliqués dans la vie de notre Église seront bombardés d'émissions qui se présentent comme « critiques » et qui ne sont que des opérations de propagande, et même de propagande grossière. Dans notre pays démocratique, les chrétiens sont encore des citoyens à part entière, il n'est pas certain qu'ils le soient dans le traitement de l'information.
Si j'ai voulu d'abord évoquer ces sujets douloureux, c'est évidemment parce qu'ils sont présents à nos esprits et qu'ils provoquent trouble et tristesse parmi les membres de notre communauté. Mais, sans se lancer dans une spiritualisation excessive, nous sommes préparés à assumer de telles situations. Nous y avons été préparés par le Seigneur lui-même : « Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur, etc. » (Mt 10, 24).
Cardinal André Vingt-Trois Archevêque de Paris – Président de la Conférence des Evêques de France |
|  La fête chrétienne de Pâques | Elle trouve son origine dans la Pâque Juive : le passage (en hébreu Pessah). C'est, entre autre, la commémoration de la sortie d'Egypte du peuple Hébreux (avec la traversée de la Mer Rouge). Lors de la Pâque Juive, un agneau était sacrifié. Pour nous chrétiens, c'est la résurrection de Jésus, l'agneau pascal immolé pour le salut de tous les hommes. C'est aussi le passage de Jésus de la mort à la vie : il préfigure le passage du chrétien de la mort à la vie avec Dieu.
Et pourtant, les hommes continuent de souffrir, de mourir et de faire mourir. La victoire de Jésus sur la mort n'empêche pas les tremblements de terre comme en Haïti, ou les génocides comme au Darfour en Somalie, ou les répressions politiques comme en Birmanie, ou encore la maladie et le handicap. Mais qu'est-ce qui justifie tant de souffrances aujourd'hui ? Dieu nous aime tant, il nous respecte tellement, qu'il nous laisse libre de nos actes. La Résurrection du Christ passe par cette grande liberté de Dieu pour les hommes. Nous ne sommes pas en présence d'un Dieu tout puissant : DIEU est AMOUR. Par amour pour nous, il a envoyé son Fils. Par Amour pour l'Homme, pour le rachat de nos péchés, il a laissé son Fils donner sa vie sur la Croix. N'oublions pas que Jésus lui-même connaît l'angoisse profonde de l'abandon au mont des Oliviers avant son arrestation (Gethsémani). Luc nous décrit Jésus "pris d'angoisse". Oui, Jésus, Fils de Dieu, vit cette sensation de l'abandon. Un peu comme nous, au quotidien, lorsque certains accidents de la vie nous accablent. Nous avons parfois l'impression de toucher le fond, voire que la vie ne mérite pas ou plus d'être vécue. C'est aussi ce que les disciples ont vécu : à la mort de Jésus, ils ressentent un profond désarroi. Ils sont abattus, accablés. Ils avaient tout quitté pour le suivre. Ils avaient tout misé sur Jésus. Sa mort est une véritable catastrophe. Et pourtant, Jésus est toujours là, aux côtés des disciples, mais aussi dans nos vies. Mais il ne s'impose pas et il ne s'imposera jamais. Chaque jour, nous devons le choisir et le re-choisir. Nous devons vivre de notre foi en la Résurrection. Ce n'est pas sur l'expérience du tombeau vide que repose notre foi, mais sur la mission que Jésus nous a confié d'annoncer au monde la Résurrection, la Bonne Nouvelle de Pâques.
Nous n'aurons pas d'autre preuve de la Résurrection du Christ que ce tombeau vide. Aucune preuve scientifique ou historique formelle ne permet d'imposer la foi en la Résurrection, si ce n'est le récit des témoins. Il faut dépasser le "voir" pour le "croire". Nous ne voyons jamais l'amour de ceux qui nous aiment : nous n'en avons que des signes. Or ces signes n'ont de sens que pour ceux qui savent les déchiffrer. Il faut être en état d'ouverture et d'attention pour comprendre les signes qui nous sont donnés. Pour la Résurrection, nous devons nous laisser imprégner par l'Esprit Saint. C'est l'amour qui fait voir la vérité. Il faut aimer pour croire. Après la découverte du tombeau vide, les disciples sortent de leur abattement. Et Jésus apparaît aux disciples : il connaît l'incrédulité de l'Homme. Et ne sommes-nous pas parfois, un peu comme Thomas qui refuse de croire sans avoir vu ? Mais notre foi devra se satisfaire, sans aucune autre preuve, du témoignage transmis par les communautés chrétiennes jusqu'à nous, en 2010. Car Jésus est vraiment vivant. Il nous envoie en mission : aller annoncer la Joie de la Résurrection aux autres. Nous avons donc cette responsabilité de dire au monde que le Christ est ressuscité, qu'il est vivant. Et comme le dit Saint Paul (Rm 6, 9) : "Ressuscité des morts, Christ ne meurt plus : la mort sur lui n'a plus d'empire".
Comme le Christ s'est levé du tombeau, nous sommes appelés à être relevés par son Esprit. Tout au long de ses trois années de vie publique, Jésus contribue à la "remise debout" de nombreuses personnes. Ce "lève-toi et marche" s'adresse à chacun d'entre nous aujourd'hui. Il nous ouvre un avenir. Le chrétien habite le monde en luttant contre toutes les formes de mort. A nous désormais de trouver la force de lire dans nos vies et dans la vie du monde, tous les signes de la Résurrection. Vivons ensemble ce mystère de la rencontre avec le Ressuscité.
Christian COLLOMB, diacre. |
|  Dieu notre Père | "Dieu notre Père, Tu nous as appelés à la vie, Tu veux que nous soyons vraiment libres.
Le péché a tenu sous ses liens notre humanité, mais Tu nous as envoyé Ton Fils le Seigneur Jésus Christ pour nous délivrer de tout mal et nous conduire vers la vraie liberté et la vie en plénitude.
Jésus le Christ a pris sur lui toute notre humanité y compris notre mort. Sur la croix, Il a porté sur lui nos péchés, nos contradictions, nos refus d'aimer à sa manière. Par lui que Tu as réveillé, relevé d'entre les morts, la vie est plus forte que la mort, la lumière est plus forte que les ténèbres, l'amour vrai plus fort que le péché.
Nous sommes en marche vers la semaine sainte, vers la lumière de Pâques, vers le mystère de la vie donnée de Jésus Christ pour nous ressusciter et pour nous conduire vers la vie en plénitude.
Seigneur Jésus, Toi qui, par ton Esprit, chemines à nos côtés aide nous à faire de ce carême : Un chemin d'espérance et de confiance en ton salut plus grand que nos méfaits. Un chemin de libération de notre cœur de tout ce qui n'est pas pour notre vrai bien. Un chemin vers la paix : en rejetant loin de notre cœur les rancunes et les volontés de vengeance. Un chemin de cœur à cœur avec Toi, dans le silence, la prière, la participation aux sacrements de l'Église et la recherche de Ta volonté. Un chemin de solidarité, de partage, d'attention à ceux qui souffrent, pour être témoin de Ton Amour.
Telle est la prière que nous pouvons faire nôtre, personnellement, durant ce temps du Carême, surtout les vendredis. Le vendredi 26 mars, avant de commencer la semaine sainte, le jeûne d'un repas peut être observé par ceux et celles qui le peuvent. A la même heure, à 12h30, dans les églises Ste Madeleine de Tarare et Saint Antoine de Pontcharra, une brève liturgie peut rassembler ceux et celles qui le peuvent et le désirent. Cette brève liturgie peut aussi être célébrée à domicile : Au texte de prière (ci-dessus), nous pouvons ajouter le texte de la Parole de Dieu en Isaïe et le chant (ci-dessous)
Lecture du livre d'Isaïe (58, 1-9a) PAROLE DU SEIGNEUR. Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor ! […] Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtements, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra : si tu cries, il dira : "Me voici".
Chant : TU NOUS AS FAITS POUR TOI, SEIGNEUR, ET NOTRE CŒUR EST SANS REPOS TANT QU'IL NE DEMEURE EN TOI.
1- Je me tiens à la porte et je frappe. Si tu m'ouvres ton cœur, je ferai chez toi ma demeure. 2- Je dors, mais mon cœur veille : J'entends le Seigneur qui m'appelle:"Ouvre-moi, mon ami"
3- Je vais te conduire au désert et parler à ton cœur Et tu me répondras comme aux jours de ta jeunesse. 4- Quand le Seigneur nous parlait en chemin,Nous ouvrant les Écritures, notre cœur n'était-il pas tout brûlant ? |
|  "BONNE ANNEE ! BONNE SANTE !" | Quand on est jeune et plein d'ardeur, on trouve un peu désuet de se souhaiter une bonne santé. Mais, au fil des années, on change d'attitude et l'on comprend vite que la vie est un don, la santé est un bien précieux, un capital inestimable.
Au seuil du nouvel an, meilleurs vœux à tous et à chacun de bonne et heureuse année, de bonne santé du corps, de l'esprit et du cœur car la santé globale est importante pour vivre, la santé dans toutes les dimensions de notre existence. La santé est souvent un équilibre difficile et précaire dans notre vie. Quand l'adversité de la maladie s'imitie dans notre vie sans frapper à la porte, sans crier gare ; quand elle vient tout briser et vous jetez à terre, notre cœur même bien entouré connaît une immense solitude et est rempli de questions sur le sens de la vie au cœur de la souffrance. En cette année du corps, il est important pour chacun de découvrir ce qui peut permettre de construire la santé pour ce qui dépend de nous : - Eviter les conduites à risque (vigilance dans l'attitude au volant, dans les attitudes de consommation, etc.…) ; renoncer d'aller jusqu'aux limites.
- Prendre le temps nécessaire du repos, du sommeil réparateur, du changement d'activité pour varier les sollicitations différentes d'énergies physiques, intellectuelles et spirituelles.
- Etre suffisamment clair dans les objectifs que l'on poursuit dans sa vie ; cultiver ce qui peut donner la paix du cœur plus tôt que la division intérieure.
- Dans nos vies souvent en but avec l'adversité des épreuves, s'avoir s'émerveiller et se réjouir de ce qui est beau, bien et bon ; ne jamais perdre le goût d'apprécier les choses simples.
- Dans les stress quotidiens de la vie, s'avoir prendre du recul,faire silence, prendre le temps de la prière pour accueillir l'Esprit de Jésus voulant imprégner toute notre vie pour nous faire avancer dans la confiance.
- Quand notre cœur nous accuse, avoir recours au pardon pour se jeter dans les bras de la miséricorde du Seigneur ; Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît toutes choses.
Ce qui grignote de beaucoup le bonheur et la sérénité sur les chemins de l'existence, ce sont les conflits interminables, les brouilles éternelles. Des conflits, il y en a forcément souvent ; mais quelle est notre volonté d'aboutir dans un conflit ? Trouver une issue positive à un conflit est un véritable bain de jouvence, comme le fait de vivre en harmonie avec ses proches grâce à la vigilance d'un vrai dialogue.
En cette année du corps, notre reconnaissance et nos prières vont à tout le personnel de la santé : chirurgiens, médecins, infirmier(e)s, aides-soignant(e)s, auxiliaires de vie, etc.… qui ne ménagent pas leur implication personnelle et leur investissement dans les hôpitaux, maisons de retraites et à domicile pour allier la qualité du soin et l'attention aux personnes. Prendre soin des personnes en déficit de santé, des personnes blessées par la vie, ou qui vivent dans l'isolement, n'est-ce pas aussi le rôle des disciples de Jésus et de chacun de nous ? Cette attention aux personnes vivant des situations de souffrance est à déployer localement dans la proximité ; cette attention peut être l'un des objectifs des Equipes Relais de Proximité par le développement des équipes de visiteurs de malade. Notre partage avec des personnes vivant des situations de souffrance est éclairé par la parole de Jésus en St Matthieu au chapitre 25 : "J'étais malade et vous m'avez visité, j'avais faim et vous m'avez donné à manger… Chaque fois que vous avez fait cela à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait" Jésus qui a pris sur lui toute notre humanité, lui qui s'est identifié aux plus petits, se donne à rencontrer par leurs visages.
En cette année du corps, nous sommes invités à redécouvrir le sacrement des malades. Chaque sacrement est rencontre du Christ avec notre existence regardée avec lucidité. Vivre le sacrement des malades c'est tout d'abord reconnaître en vérité la situation de la maladie et accueillir en cette situation la présence du Christ qui nous rejoint et veut nous donner son réconfort et sa confiance. Après l'imposition de la main, signe de protection, le deuxième geste du sacrement est l'onction d'huile sainte appliquée sur le front et dans la paume des mains et accompagnée de la parole : "Que le Seigneur vous réconforte par la grâce de l'Esprit Saint : Vous ayant libéré de vos péchés qu'il vous sauve et vous relève.". Le sacrement des malade signifie cette présence de Jésus qui nous accompagne sur la route comme Il marchait avec les disciples d'Emmaüs pour apporter sa paix et son espérance : Quand nous ne voyons qu'une trace de pas, c'est qu'Il nous porte.
P.Guy OLLAGNIER |
|  L'INCARNATION de Jésus Fils de Dieu | Avec le dernier dimanche de novembre commence le temps de l'AVENT qui nous conduit à Noël. En cette année pastorale centrée sur le corps ("Notre corps, chemin vers les autres, chemin vers Dieu") nous allons aborder le temps de l'AVENT et de NOEL avec une attention spéciale à l'une des grandes significations de Noël : l'INCARNATION. C'est un mot difficile qui fait rarement partie de notre vocabulaire quotidien. L'Incarnation, cela veut dire que notre Dieu est venu en notre chair. En Jésus, Fils de Dieu fait homme, l'Eternel est entré dans le temps, l'Immortel est entré dans notre vie, l'Incorruptible est entré dans notre chair. Non seulement Jésus s'est fait proche, mais Il a pris sur lui notre humanité, il a épousé la condition humaine. Par son Incarnation Jésus est déjà Sauveur. Jésus sauve en assumant, en prenant sur Lui, en prenant en charge notre humanité. Durant le temps de l'AVENT et en ces fêtes de NOËL, méditons le mystère de cette INCARNATION de notre Dieu, le mystère de l'Amour de notre Dieu qui n'a pas eu peur de notre humanité, mais qui est venu planter sa tente au milieu de nous. "Le Verbe s'est fait chair et Il a habité parmi nous." .Il est venu demeurer jusqu'au fond de notre cœur. "Aujourd'hui, il faut que j'aille demeurer chez toi." C'est la parole de Jésus à Zachée et à chacun de nous. Si en Jésus fait homme, c'est Dieu qui est venu chez nous, c'est que l'homme est capable d'accueillir Dieu. L'Esprit du Seigneur Jésus vient habiter les cœurs. Dans notre corps, notre visage est comme la fenêtre de notre cœur. Notre visage peut exprimer tous les sentiments et états d'âme que nous portons et ressentons. Depuis l'Incarnation, la venue en notre chair de Jésus Fils de Dieu, nous pouvons contempler en tout visage l'icône du visage de Jésus. Parce que nous sommes créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, parce que le Fils de Dieu a pris sur Lui toute notre humanité, parce que l'Esprit de Jésus veut imprégner toute notre existence, nous sommes appelés à être ses témoins. "Qui regarde vers lui, resplendira sans ombre, ni trouble au visage"
Père Guy Ollagnier |
|  L'Église est une servante | Au seuil du triennium, retrouvez l'éditorial du cardinal Philippe BARBARIN (Eglise à Lyon, n°7, juillet-août 2009). Durant les trois années à venir, un projet diocésain nous amènera à approfondir un aspect essentiel de notre mission de disciples du Christ : « Servir l'homme tout entier ». La vocation de l'Église, et donc de notre diocèse, c'est de tout faire pour que l'Amour du Père atteigne chacun de ses enfants. L'Église est une servante, décidée à suivre son Seigneur, que l'Écriture présente comme le Serviteur. Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus leur dit en effet : « Vous m'appelez ‘Maître' et ‘Seigneur', et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous » (Jean 13, 13-15). Benoît XVI, s'inspirant d'une expression de saint Paul (2 Cor 1, 24), a dit dès le premier jour de son pontificat, que l'Église est une « servante de la joie en ce monde ». Dans notre société, le souci de la santé et du sport, de la formation intellectuelle, de la réussite professionnelle et matérielle, de la performance sous toutes ses formes risque de faire oublier l'attention à « l'homme tout entier », dont parle saint Paul : « Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entier et qu'il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de Notre Seigneur Jésus Christ » (1 Thes 5, 23). Lorsqu'on insiste exclusivement sur l'un ou l'autre de ces aspects de notre humanité, on commence à dévier vers l'idolâtrie et lorsqu'on néglige l'un d'eux, on risque de blesser ou de mutiler l'homme. Nous avons à témoigner que, dans une époque de crise économique et sociale, même quand l'Église est sévèrement critiquée par les médias et dans la société, elle veille à rester proche des blessés de notre monde, elle partage, comme dit le Concile Vatican II, « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de ceux qui souffrent » (G.S.1). Servir est sa vocation. Un parcours de trois ans et une fête diocésaine. Nous consacrerons une première année au corps (2009-2010), en abordant les questions qui touchent la santé, la nourriture, la sexualité, le handicap, la danse et le sport… L'année suivante (2010-2011), nous réfléchirons à « l'âme », au sens que saint Paul donne à ce mot (psyché) : l'éducation, la personnalité, la profession, la psychologie, l'art et la culture… Et la troisième année (2011-2012), à la lumière de l'Esprit Saint, nous verrons comment servir la vie de « l'esprit » : la foi, l'espérance et la charité, la joie, la prière, l'intériorité, la douceur et l'humilité… |
|  Servir l'homme | Notre corps, chemin vers les autres, chemin vers Dieu. Selon la volonté de notre archevêque, le Cardinal Philippe BARBARIN, cette année pastorale 2009-2010 est centrée sur le corps. Elle est la première année d'un ensemble de trois, appelée "trienium" dont le thème général est "Servir l'homme tout entier, dans son corps, son âme et son esprit." Pour la Paroisse du Bienheureux Jean XXIII du Pays de Tarare, l'E.A.P. avec les prêtres, les diacres, en lien avec le C.P.P. ont retenu la proposition de notre archevêque de centrer cette année sur le corps ; et comme fil rouge, pour honorer ce thème nous avons choisi l'expression : "Notre corps, chemin vers les autres, chemin vers Dieu." Depuis notre conception et notre naissance, la vie nous est donnée comme un cadeau à préserver et à faire fructifier. Les premiers chapitres de la Genèse d'une manière imagée nous expriment que Dieu Créateur est à l'origine de la vie : Il a voulu l'existence de la vie humaine sur la terre. Plus encore Il a crée l'homme et la femme à son image et à sa ressemblance. Dans une version très ancienne de la création, il est dit que Dieu tel un potier a façonné l'homme à partir de la glaise, puis Il a mis en lui son souffle, son Esprit de vie. Ces affirmations soulignent la grandeur, la dignité de chaque personne composée d'infiniment petit et d'infiniment grand. Nous pouvons dans cette brève réflexion, mettre en lien ces trois mots : humus – humanité – humilité, pour en découvrir les racines communes. La prière des psaumes exprime l'interrogation positive sur la vocation de l'homme. Psaume 8 : "Qu'est ce que l'homme pour que tu le connaisses, le fils d'un homme pour que Tu en prennes souci, pour que Tu comptes avec lui". L'homme est grand dans sa capacité de lien aux autres et à Dieu. L'homme est infiniment grand par la place que Dieu lui fait dans son Alliance : Alliance inaugurée par la Création, Alliance renouvelée avec Noé et avec Moïse, Alliance définitivement accomplie en Jésus Christ. C'est toute notre vie qui est appelée à se situer dans l'Alliance avec Dieu : St Paul nous dit : "Glorifiez Dieu dans votre corps..." L'homme est infiniment grand par la place que Dieu lui fait dans le Corps de son Fils : "Nous sommes le Corps du Christ, chacun pour notre part nous sommes les membres de son corps " (1Co 12,27). Nous avons sans cesse à développer l'unité, la solidarité acquise par le Christ, lui qui est la tête du Corps : "quand un membre souffre tous sont dans la souffrance, quand un membre est dans la joie, tous sont dans la joie." (1Co 12,26). L'unité du Corps du Christ n'a pas de frontière, elle est appelée à s'étendre à l'humanité. Notre Eglise qui se veut servante de l'humanité doit aujourd'hui se poser les questions suivantes et y répondre :
- Comment servir l'espérance des agriculteurs produisant du lait rémunéré en dessous de ses coûts de production ?
- Comment servir l'espérance de ceux et celles qui ont perdu leur emploi et qui se trouvent contraints au chômage ?
- Comment servir l'espérance des personnes traversant l'épreuve submergeante de l'échec, de la solitude, de la maladie ?
Que cette année soit un chemin nouveau vers les autres et vers Dieu.
Père Guy OLLAGNIER |
|  Saint Jean-Marie Vianney | En ce 150ème anniversaire du décès de Saint Jean-Marie VIANNEY (1859-2009) le Saint Curé d'Ars a été établi par le Pape Benoît XVI "Patron de tous les prêtres du monde" et l'année 2009-2010 a été instituée année sacerdotale.
Paroles de Jean-Marie VIANNEY "Père, dis-moi une parole qui sauve."
A cet appel, si souvent adressé aux Pères du désert, combien de fois le Curé d'Ars a, lui aussi répondu ! Voici quelques-unes de ses paroles.
"Il n'y a qu'à aller jusqu'au bout de soi-même. Mon Dieu, si je savais que je dusse avoir le malheur de ne pas vous voir pendant l'éternité, puisque je vous tiens maintenant, je ne vous lâcherais plus. [...] Si on savait ce que c'est que la messe, on mourrait. C'est dans la solitude que Dieu parle. [...] Notre âme est emmaillotée dans notre corps, comme un enfant dans ses langes. On ne lui voit que la figure. Le poisson cherche-t-il les arbres et la prairie ? Non, il s'enfonce dans les eaux. L'oiseau s'arrête-t-il sur la terre ? Non, il s'envole dans les airs. Et l'homme qui est créé pour aimer Dieu, posséder Dieu, renfermer Dieu, que fera-t-il de toutes les forces qui lui ont été données pour cela ? Nous le verrons ! Nous le verrons ! O mes frères, y avez-vous jamais pensé ? Nous verrons Dieu ! Nous le verrons pour de bon. Nous le verrons tel qu'il est ... face à face ! Nous le verrons ! (Pendant un sermon sur la transfiguration)." Comme une mère... Comme un père... "Dieu tient l'homme intérieur comme une mère tient la tête de son enfant dans ses mains pour le couvrir de baisers et de caresses. On aime une chose à proportion du prix qu'elle nous a coûté : jugez par là de l'amour que Notre Seigneur a pour notre âme qui lui a coûté tout son sang ! Aussi est-il affamé de communications et de rapports avec elle. Le bon Dieu n'a pas besoin de nous ; s'il nous commande de prier c'est qu'il veut notre bonheur et que notre bonheur ne peut se trouver que là. [...] Il faut, quand on prie, ouvrir son coeur à Dieu comme le poisson quand il voit venir le vague. Dans l'âme unie à Dieu, c'est toujours le printemps. Plus on prie et plus on veut prier. C'est comme un poisson qui nage d'abord à la surface de l'eau, qui plonge ensuite et qui va toujours plus avant. L'âme se plonge, s'abîme, se perd dans les douceurs de la conversation avec Dieu. [...] celui qui ne prie pas est comme une poule ou une dinde qui ne peut s'élever dans les airs.[...]" Nourri du souffle de Dieu "[...] Une âme qui a le Saint-Esprit ne s'ennuie jamais en la présence de Dieu. Il sort de son coeur une transpiration d'amour. L'Esprit Saint nous conduit comme une mère conduit son enfant de deux ans par la main, comme une personne qui y voit conduit un aveugle. Le bon Dieu aura plus tôt pardonné à un pécheur repentant qu'une mère n'aura retiré son enfant du feu. Nos fautes sont un grain de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu. Celui qui communie se perd en Dieu comme une goutte d'eau dans l'océan. On ne peut plus les séparer. Notre Seigneur a dit : "Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l'accordera." Jamais nous n'aurions pensé demander à Dieu son propre fils. Mais ce que l'homme n'aurait pu imaginer, Dieu l'a fait. Eussions-nous jamais dire à Dieu de faire mourir son Fils pour nous, de nous donner sa chair à manger et son sang à boire ? Si tout cela n'était pas vrai, l'homme aurait donc pu imaginer des choses que Dieu ne peut pas faire ; il serait allé plus loin que Dieu dans les inventions de l'amour ? Ce n'est pas possible. [...]" |
|  La musique | Ces premières semaines d'été sont pour notre secteur le théâtre d'évènements musicaux importants :
- le festival de musique des trois vallées à Pontcharra, le premier week-end de juillet, où nous sommes particulièrement invités à participer au concert des Petits Chanteurs de Lyon le vendredi soir sous la direction de Jean François DUCHAMP.
- le festival "Musichoridanse"la deuxième semaine de juillet, avec des concerts en plusieurs églises de notre paroisse. Ce festival se terminera par la célébration oeucuménique de clôture le dimanche 12 juillet.
Musiques et chants sont pour les humains le véhicule de leurs sentiments, leurs pensées, leurs impressions, leurs idées, leurs convictions et leurs messages. Musiques et chants sont donc les révélateurs de tout ce que les humains portent en eux-mêmes et veulent transmettre comme l'exprime la chanson : "Chantez la vie, l'amour et la mort, les saisons, les rêves, le travail et la grève. Aux champs, à l'usine, la chanson peut tout dire le meilleur, le pire...". Une personne organiste dans sa paroisse, m'a toujours dit combien le fait de savoir jouer d'un instrument de musique, ajoutait une accroche de plus à ses motivations pour vivre, lui permettant en cas de "coup de blues" de passer de la tristesse à la joie, des ténèbres à la lumière.
Dans la liturgie de l'Eglise, la place de la musique et des chants est indéniable. Musiques et chants peuvent être le vecteur de notre prière, de nos appels vers Dieu ou de notre louange. Musiques et chants créent du lien et contribuent à nous constituer en un seul corps : le Corps du Christ.
Déjà, dans l'ancienne alliance, la liturgie chantée était très importante, les psaumes étaient le livre de chants de cette liturgie célébrée initialement au Temple de Jérusalem puis dans les synagogues des cités Juives. Les psaumes ont été aussi la prière de Jésus ; ils font partie aujourd'hui de la prière quotidienne de l'Eglise.
Durant ce temps d'été, pourquoi ne pas découvrir ou redécouvrir la saveur, la beauté et la profondeur de la prière des psaumes. Ceux ci peuvent être le moyen de notre prière en toute circonstance dans la joie comme dans la peine, dans l'espoir comme dans l'interrogation.
Psaume 1 " Heureux est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants... mais se plait dans la loi du Seigneur... Il est comme un arbre planté près d'un ruisseau qui donne du fruit en son temps, jamais son feuillage ne meurt..."
Psaume 8 "O Seigneur notre Dieu, qu'il est grand ton Nom par toute la terre... A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui ? Le fils d'un homme que tu en prennes souci.
Psaume 9 "Pourquoi Seigneur es-tu si loin ? Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ?... Tu entends le désir des pauvres, tu rassures leur coeur, tu les écoutes."
Psaume 62 " Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube, mon âme à soif de toi, après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau."
Psaume 66 " Que Dieu nous prenne en grâce et qu'il nous bénisse, que son visage s'illumine pour nous ; et ton chemin sera comme sur la terre ton salut, parmi toutes les nations."
Père Guy OLLAGNIER |
|  Réflexion sur Pâques | Dans l'une des préfaces de Pâques, il est dit au sujet du Christ : "Nous te rendons grâce car sa mort nous affranchit de la mort et dans le mystère de la Résurrection, chacun de nous est déjà ressuscité". Le Christ Jésus a pris sur lui toute notre humanité. Il est descendu dans la mort pour en forcer les verrous. Il est passé par la mort sans s'y arrêter. Il a été réveillé, relevé d'entre les morts, par Dieu son Père et notre Père. Par lui, Jésus Ressuscité, la mort devient passage vers la vie, traversée vers l'autre rive, naissance à la vie divine. Lui, le premier de cordée, l'aîné d'une multitude de frères, la Tête du Corps a vécu la Pâque, le grand passage, pour nous entraîner à sa suite vers une vie ressuscitée, vers une vie en plénitude. "Chacun de nous est déjà ressuscité" tout au moins en espérance... Notre baptême qui nous a plongés dans la vie donné de Jésus, dans sa mort et qui nous a relevés dans sa résurrection, a déjà semé en nous le germe d'une vie incorruptible, d'une vie éternelle. Cette vie en plénitude est déjà commencée sur terre. Le fil rouge de cette espérance croise déjà la trame de notre existence au quotidien. La vie éternelle, la vie en plénitude est déjà commencée sur terre, par ce que nous vivons des valeurs de l'Evangile rejoignant les valeurs humaines profondes ; c'est à dire ce que nous essayons de vivre dans le sens de l'amour vrai, de la compassion et de la solidarité et du partage dans un contexte de crise globale où chacun est tenté par le repli individualiste. La vie éternelle, la vie en plénitude est déjà commencée sur terre par ce que nous vivons de la confiance au Christ. Notre confiance en Jésus-Christ, peut être plus forte que toutes les questions qui nous sont posées devant les défis du monde et de l'Eglise, aujourd'hui. Le Christ est le chemin vers le Père, la vérité sur Dieu et sur le sens de la vie et la promesse d'une vie de plénitude
Père Guy OLLAGNIER |
|  PÂQUES COMMENCE À NOTRE CONCEPTION | Nous passons sur la rive terrestre. Nous passons dans une présence avec un VISAGE UNIQUE. Nous passons dans un monde qui offre de multiples possibilités. Nous passons dans un espace qui appelle à la LIBERTE, à une ouverture toujours plus grande. Nous passons dans une humanité de solidarité et de communion. Notre conception et notre naissance inaugurent le passage dans la Création, dans le mystère d'une vie responsable, offerte aux autres et à Dieu.
C'est impressionnant de découvrir que notre vie et celle des autres est passage dans une présence spirituelle. La vie est une belle aventure pascale qui inaugure un monde d'amour et de transfiguration.
De la conception à la mort naît un VISAGE, une PRESENCE, oeuvre de l'Esprit Créateur et Sauveur. Pâques se réalise durant toute la vie terrestre. La mort est une Pâque douloureuse et glorieuse. La personne humaine qui vit le Mystère douloureux s'ouvre aux Mystères glorieux : victoire sur le mal et la mort, plénitude d'amour et de louange.
"Oui, nous Te rendons gloire, car sa mort nous affranchit de la mort, et dans le mystère de la Résurrection, CHACUN DE NOUS EST DEJA RESSUSCITE".13
OUI, vraiment, PÂQUES commence à notre conception, à notre naissance. Notre vie terrestre est un continuel enfantement, une immense Pâque.
Père Marius VIGNAL, prêtre du diocèse de Lyon, décédé en 2000 |
|  PAROLES DE MGR JEAN-PIERRE BATUT | LORS DE SON ORDINATION EPISCOPALE - SAMEDI 10 JANVIER 2009 EN LA PRIMATIALE ST JEAN DE LYON -
"Voici donc que s'achève cette célébration qui vient de m'inscrire pour toujours dans la succession des Apôtres et de me mettre au service du diocèse de Lyon. En la fête du Baptême du Seigneur, elle a été placée sous le signe de l'amour du Père pour son Fils unique : « tu es mon Fils, le Bien-Aimé, en qui je me suis complu. » Et parce que nous appartenons au Christ, nous savons que cette parole de complaisance s'adresse, par Lui, à chacun d'entre nous. C'est à chacun que le Père déclare : « tu es mon enfant bien-aimé ». De manière irréversible, Dieu s'est déclaré « pour nous » : dès lors, qui pourrait être contre nous ? Et qui accuserait ceux que Dieu a choisis ?
Il ne faut pas nous méprendre sur ce « pour nous ». Il n'est pas un chèque en blanc qui nous serait remis et sur lequel nous pourrions nous reposer pour ne rien faire du tout, ou pour faire ce qui nous passerait par la tête. La norme de notre agir, c'est l'obéissance filiale du Christ à son Père. Et le but de notre vie, c'est d'accomplir avec Lui la volonté du Père, et de l'accomplir tout entière. Or nous savons que le Christ n'a pas accompli cette volonté pour lui-même, mais pour la gloire du Père ; et nous savons aussi que dans la gloire du Père est inclus le salut du monde, car Dieu n'est pleinement glorifié que lorsque l'homme est pleinement vivant. Chacun de nous est donc personnellement concerné par le salut du monde.
Tel est le but ultime de l'amour dont nous sommes l'objet : un amour de prédilection qui ne se particularise que pour s'universaliser ; un choix, une élection qui ne nous mettent à part que pour mieux nous donner. Nous sommes donnés par le Père à son Fils (« je prie, dit Jésus, pour ceux que tu m'as donnés »), nous sommes donnés par le Christ à son Église, et par le ministère de l'Église nous sommes donnés au monde entier. Ainsi, nous sommes les bien-aimés de Dieu pour faire savoir à d'autres qu'ils le sont aussi. Si Dieu nous choisit, nous met à part, met en nous sa complaisance, c'est pour mieux choisir à travers nous tout être humain vers lequel il nous envoie. Avec le Christ, nous sommes donnés par le Père au monde pour son salut, et pour que tout être se sache aimé. C'est là proprement la nouveauté chrétienne.
Il est parfois de bon ton, aujourd'hui, de nous présenter l'entrée du christianisme dans le monde comme une sorte de coup de force : la foi nouvelle se serait imposée comme de l'extérieur à un monde païen en paix avec ses dieux et en harmonie avec son univers, désenchantant le monde et dépoétisant le temps et l'espace. Loin d'être le Désiré des nations, le Christ serait alors le Barbare, porteur d'une prétention totalitaire à la vérité qui aurait détruit sur son passage l'art de vivre et la tolérance aimable hérités des ancêtres. Le temps de l'Église ne serait alors dans l'histoire humaine qu'une parenthèse fâcheuse, en passe selon certains de se terminer dans la même indifférence qui avait marqué ses débuts. La grâce que recèlent pour nous ces attaques, c'est de nous mettre au pied du mur. Nous sommes provoqués à un retour salutaire au centre de notre foi et de notre espérance. Nous devons aller droit à l'essentiel, et formuler cet essentiel en des termes très simples, mais qui expriment le cœur de la Bonne Nouvelle. Il y a 40 ans, le Père Festugière proposait à ce sujet des réflexions toujours actuelles, que vous me permettrez de citer.
"Il s'est produit au premier siècle de notre ère un phénomène extraordinaire : l'homme a cru que Dieu l'aimait. C'est la révolution la plus considérable de l'humanité. C'est ce qui a fait passer de l'homme antique à l'homme moderne. C'est ce qui ne cesse de plonger l'historien dans la plus totale stupéfaction. Après bientôt deux mille ans de christianisme, on ne réfléchit plus guère à un si complet changement. L'immense majorité des chrétiens vit comme s'il n'y avait rien de changé. Il paraît tout naturel que Dieu soit bon. Il paraît tout naturel qu'on soit aimé. Comme s'il n'y avait pas fallu, à l'origine, un changement du tout au tout."
Ce changement, c'est l'éternelle nouveauté chrétienne : l'homme est aimé de Dieu. Mais cela ne nous dispense pas de nous interroger : pouvons-nous dire en toute vérité que nous ne vivons pas comme s'il n'y avait rien de changé ? Pouvons-nous dire en toute vérité que nous ne trouvons pas tout naturel que Dieu soit bon et qu'il nous aime, mais que nous en sommes toujours étonnés, stupéfaits, bouleversés ? Pouvons-nous dire en toute vérité que nous n'avons pas une âme habituée, un cœur blasé, une espérance attiédie, mais que nous avons une âme neuve, un cœur prêt et prompt, une espérance invincible ? " ... "C'est cette âme neuve, ce cœur prêt et prompt, cette espérance invincible, qui habitaient, parmi bien d'autres, un petit Asiate, un petit aventurier d'Asie mineure lorsqu'un jour du IIe siècle, venant de Smyrne par on ne sait quels chemins, il faisait son entrée dans la capitale des Gaules, impressionné sans doute par sa taille et par sa splendeur. Cet homme à la culture étrangère et au parler inintelligible, cet homme venu du lointain Orient, aurait sans doute pu reprendre à son compte les paroles de l'Apôtre Paul : « quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse… Je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse ; c'était une démonstration d'Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu » (1Co2,1…5). La foi de cet « homme de paix » — car tel était son nom, Eirènaios, cet homme qui deviendrait saint Irénée, reposait sur la puissance de Dieu. De là venait toute son audace. Elle reposait aussi sur ce qui lui avait été transmis, en particulier par le vieux Polycarpe, qui lui-même, dans sa prime jeunesse, s'était mis à l'école du vieux saint Jean, le Disciple que Jésus aimait, celui-là même qui avait reposé sur le cœur du Maître pendant le dernier repas et avait directement entendu de lui ces paroles : « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître » (Jn 15, 13-15). Je suis, vous êtes, nous sommes tous, fondés sur la foi de saint Irénée et, par lui, sur la foi des Apôtres. Vous êtes, nous sommes tous appelés, non pas serviteurs, mais amis, car cette succession ininterrompue d'apôtres et de témoins nous donne la certitude d'être reliés à ce que le Christ lui-même a entendu de son Père pour nous le faire connaître. Si bien que nous pouvons comprendre comme s'adressant à nous la suite de ses paroles : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis. Je vous ai établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure » (Jn 15, 16).
Faut-il le dire ? Pour le moment, j'ignore beaucoup de choses de ce qui sera ma tâche d'évêque. Mais ce que dès maintenant je peux en dire, c'est que, venu non du lointain Orient mais d'une simple banlieue nordique de la capitale des Gaules, je n'arrive pas ici en conquérant, mais en serviteur. Devenu pleinement pour vous sacrement du Christ, je suis sacrement de Celui qui s'est fait Serviteur pour que vous puissiez être appelés amis. « Serviteur de votre joie », comme dit encore saint Paul – avec notre Archevêque, le cardinal Barbarin, avec mon frère dans l'épiscopat et la mission d'auxiliaire, Thierry Brac de la Perrière (qui m'apprendra à devenir un parfait lyonnais !), avec tout le collège des évêques qui m'a fraternellement accueilli. J'arrive en même temps conscient d'avoir beaucoup reçu, et donc d'avoir une dette considérable envers ceux vers qui Dieu m'envoie. J'ai beaucoup reçu, tout reçu, de ceux qui m'ont transmis la vie, mes parents, qui ont voulu que par le baptême me soit donnée la vie de Dieu. J'ai beaucoup reçu, tout reçu, de ceux qui, au gré des circonstances et d'abord au fin fond du Cantal, m'ont donné les fondements de ma formation humaine et chrétienne : l'institutrice, l'instituteur, le curé de la petite paroisse où j'ai grandi. Et puis, plus tard, tant d'autres, parmi lesquels des prêtres admirables.
En étant donné à l'Église de Lyon, je désire lui donner, autant qu'il me sera possible, le meilleur de ce que j'ai reçu. Je vois un signe dans le fait que je suis arrivé dans le diocèse de Lyon par la porte où doivent passer tous ceux qui veulent servir dans le presbyterium diocésain : celle du séminaire. Mon temps de séminaire à Saint Irénée a certes été un peu différent d'un temps de séminaire classique, mais c'est d'abord là que j'ai été accueilli fraternellement. Et je souhaite vivre mon ministère d'évêque avec une attention toute particulière à ce qui est au cœur de la vie du diocèse de Lyon et de la région apostolique, comme un des grands signes d'espérance pour son avenir : la formation des futurs prêtres.
En conclusion, permettez-moi de lire devant vous et pour vous la prière pour le diocèse de Lyon que notre archevêque nous a remise pour recommander ensemble notre diocèse à l'amour paternel de Dieu : Loué sois-tu, Seigneur notre Dieu. Loué sois-tu pour la vie que tu nous donnes. Loué sois-tu pour le cadeau inestimable de la foi. Avec confiance, nous remettons entre tes mains Les habitants du Rhône et du Roannais, en particulier les personnes qui souffrent et celles qui ne Te connaissent pas. Trinité sainte, fortifie notre foi, ranime notre espérance, fais-nous brûler de charité. Conduis ton Église vers la pleine unité, qu'elle puisse ainsi annoncer au monde l'Évangile de Jésus. Aide toutes les familles à prier et à vivre dans l'amour. Donne à nos communautés d'écouter de mettre en pratique la Parole de Dieu, d'aimer et de célébrer l'Eucharistie dans la ferveur et la joie, de porter quotidiennement le souci des pauvres et des petits. Donne-nous les prêtres, les diacres et les vocations religieuses dont notre diocèse a besoin. Sainte Vierge Marie, Mère de l'Église, prie pour nous. Saints et saintes qui nous avez précédés dans la foi, de sainte Blandine et saint Irénée au bienheureux Père Chevrier, priez pour nous. AMEN."
|
|  Appelés à devenir témoin | « Vous serez mes témoins » (Actes 1,8) : tel est le thème de notre année paroissiale avec lequel nous avons été envoyés par le Père Pierre-Yves MICHEL, lors de la Messe de Rentrée le Dimanche 28 Septembre. Eucharistie pour rassembler 1000 chrétiens de toutes générations, Eucharistie pour rendre grâce pour les 25 années de prêtrise du Père Guy OLLAGNIER, Eucharistie pour recevoir des forces neuves dans notre vie. La joie se voyait sur les visages, le désir missionnaire de chacun en était renouvelé. Tous repartaient dans leur foyer avec ce nouveau « calendrier paroissial ».
Ce calendrier est un « outil » pratique qui nous guidera tout au long de cette année afin de participer, selon nos désirs et nos possibilités, aux différents Temps Forts de la paroisse. Chaque mois, nous nous laisserons façonner par le témoignage de vie de personnes de notre région. Elles ont été saisies par le Christ. Leurs époques, leurs activités missionnaires ont été diverses. Mais c'est toujours la même Foi et le même Seigneur qui les ont animés. Des premiers martyrs de Lyon en l'an 177 à l'Abbé Pierre au XXème S., c'est une même charité en acte, pour les hommes, par amour pour Jésus-Christ. Il ne nous est pas demandé de reproduire à l'identique ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils ont créé. Jésus nous demande d'accueillir la grâce de leur témoignage de Foi pour vivre l'Evangile ici et maintenant, avec ce même zèle missionnaire, avec cette même densité de charité et cette même joie de croire. En s'adaptant aux personnes de notre temps, en s'adaptant à leurs modes de vie et à leur culture.
Sûrement, nous recevrons beaucoup de ces différents témoins, au cours des Temps Forts. Ayons à cœur de prendre le temps de nous arrêter sur un élément de la vie ou de l'œuvre de cette personne. Peut-être serons-nous plus particulièrement touchés chez elle par une action concrète, par un trait de caractère ou par une attitude spirituelle. Sachons accueillir ceux-ci au plus profond de nous-même, sachons les méditer dans notre cœur à la manière de Marie, la mère de Jésus. Nous pourrons ainsi les mettre en pratique avec ce que nous sommes, dans notre vie, pour la plus grande joie de nos frères. C'est une grâce que le Seigneur veut nous donner en cette année paroissiale.
Aussi, ce calendrier a vocation à être partagé avec tous. Le plus grand nombre est invité à se joindre aux activités pour découvrir ou redécouvrir que la Foi qui animait ces témoins est un trésor, un trésor à accueillir et à vivre maintenant. N'hésitons pas à offrir en cadeau le calendrier paroissial à un ami, un voisin. Nous serons ainsi le signe d'une Eglise appelante et servante. Nous serons le signe du Christ mort et ressuscité qui ne cesse de donner sa vie et son amour à tous les hommes. « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » dit Jésus (Jean 10, 10).
Tous ensemble, marchons dans la confiance et l'unité car Il est avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde (Mt 28, 20)
Bonne année paroissiale à tous !
Père Frédéric de Verchère |
|  Vous serez mes témoins | Le livret de l'un des mariages que j'ai eu la joie de célébrer cet été s'ouvrait par ces lignes de Jean-Paul II : « Le monde dont vous allez hériter est un monde qui a désespérément besoin de renouveler son sens de la fraternité et de la solidarité humaine. C'est un monde qui a besoin d'être touché et guéri par la beauté et la richesse de l'amour de Dieu. Le monde d'aujourd'hui a besoin de témoins à cet Amour. Il nécessite que vous soyez le sel de la terre et la lumière du monde. Le monde a besoin de vous, comme le sel de la terre et lumière du monde. » Ces paroles de Jean-Paul II, toujours d'actualité, sont un écho à la Parole du Christ en St Mathieu (ch 5) et dans les actes des Apôtres (ch 1) au moment de l'Ascension : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les délais que le Père a fixés, mais vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit; vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. » Cette Parole de Jésus à ses disciples : "Vous serez mes témoins", sera notre thème de l'année 2008-2009 pour notre paroisse. "Vous serez mes témoins", c'est beaucoup plus qu'un conseil ou une exhortation, c'est un don, une grâce et une mission, une promesse... Le témoin est toujours celui qui accueille une réalité, une expérience et qui peut en rendre compte. C'est pareil au niveau de la Foi : être témoin de l'Amour de Dieu, c'est faire l'expérience de cet Amour et l'annoncer, l'exprimer par sa vie.
Cette année 2008-2009, il nous est proposé d'accueillir la figure d'un grand témoin : Saint Paul : lui le persécuteur des chrétiens, devenu l'infatigable apôtre. Le témoin de la grâce de Dieu en Jésus Christ et de son Salut pour nous faire devenir membres de son Corps et d'une certaine manière sauveurs avec lui. A la suite de Saint Paul, nous nous laisserons éclairés par la lumière d'autres témoins : les martyrs de Lyon en 177, qui pour suivre le Christ, ont refusé de sacrifier aux idoles et de plier le genou devant l'empereur romain... l'Abbé Pierre...nous rappelant que le témoignage de l'Amour de Dieu passe par la justice élémentaire et le partage,... Pauline JARICOT qui a donné tous ses moyens pour le Christ soit connu jusqu'au bout du monde, Saint Jean-Pierre NEEL, martyr en Chine et Mgr Gabriel MATAGRIN, originaire de St Laurent de Chamousset, évêque de Grenoble... passionné du lien entre le souci de la cité et les valeurs évangéliques. Pour chacun de ces témoins, nous nous attacherons à regarder quelle image de Dieu et quelle attitude chrétienne ce témoin nous révèle-t-il?
P. Guy OLLAGNIER |
|  Projet Pastoral | Elaborer un projet pastoral, c'est mettre noir sur blanc ce que nous voulons vivre en Paroisse. Un projet pastoral doit préciser les visées que nous nous donnons, les objectifs et les moyens pour y parvenir... Chaque paroisse liée à un territoire précis est une portion d'un diocèse... De ce fait, l'une des principales visées du projet pastoral de toute paroisse est l'annonce de l'Evangile aujourd'hui. Evangéliser c'est exprimer, communiquer explicitement et implicitement par le témoignage la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus Christ; c'est aussi transformer de l'intérieur, rendre neuve l'humanité. Tous, nous sommes destinataires et porteurs pour d'autres de cette Bonne Nouvelle... source de paix, de joie et d'espérance. En 2007, avec le Conseil Pastoral et l'Equipe d'Animation Pastorale; nous avons réfléchi aux trois dimensions de la mission de l'Eglise : Annoncer – Servir – Célébrer - reliées aux trois dimensions du Christ (Christ Prophète – Roi – Prêtre)... en s'interrogeant sur les moyens qui sont les nôtres pour vivre ces trois dimensions. Comme nous sommes une paroisse constituée de communautés locales et de groupes de Chrétiens aux sensibilités différentes (et complémentaires) avant d'écrire notre projet pastoral ; il nous a semblé nécessaire de faire le détour par la « rencontre » de plusieurs témoins... St Paul et d'autres témoins (Cf le mot d'ouverture de cette feuille Antenne). Pour chaque témoin, nous nous poserons la question : Quel visage de Dieu et quelle attitude chrétienne ce témoin nous révèle-t-il pour nous aujourd'hui?
P. Guy OLLAGNIER |
|  JMJ : Benoît XVI a confirmé dans la foi les JMJistes. | Lors de la messe de clôture dimanche 20 Juillet à Sydney; le Pape s'est adressé à la jeunesse : "Vous êtes les prophètes de ce nouvel âge." "... Contribuez à l'édification d'un monde où la vie est accueillie, respectée et aimée, ... Un nouvel âge où l'amour n'est pas avide et égoïste, mais pur, fidèle et sincèrement libre, ouvert aux autres, respectueux de leur dignité, cherchant leur bien et rayonnant la joie et la beauté. Un nouvel âge où l'espérance nous libère de la superficialité, de l'apathie et de l'égoïsme qui mortifie nos âmes et enveniment les relations humaines. " Référence : La Croix du 21 Juillet 2008 |
|  PAQUES COMMENCE A NOTRE CONCEPTION | Nous passons sur la rive terrestre. Nous passons dans une présence avec un VISAGE UNIQUE. Nous passons dans un monde qui offre de multiples possibilités. Nous passons dans un espace qui appelle à la LIBERTE, à une ouverture toujours plus grande. Nous passons dans une humanité de solidarité et de Communion. Notre conception et notre naissance inaugurent le passage dans la Création, dans le Mystère d'une vie responsable, offerte aux autres et à Dieu.
"Oui, nous Te rendons gloire, car sa mort nous affranchit de la mort, et dans le mystère de la Résurrection, CHACUN DE NOUS EST DEJA RESSUSCITE". OUI, vraiment, PÂQUES commence à notre conception, à notre naissance.
Père Marius VIGNAL |
|  PÂQUES | Jésus, Messie acclamé comme un roi, Messie arrêté, interrogé, condamné, mis au rang des malfaiteurs. Jésus, Messie roué de coups, raillé, Messie crucifié. Jésus, Messie qui a crié sur la croix :"Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" après la mise au tombeau et le silence du samedi Saint, a été réveillé, relevé d'entre les morts par Dieu le Père. C'est Pâques, la joie Pascale ! Il a été donné à Jésus-Christ de faire le passage de la mort à la vie, : là est le fondement de notre foi. Le mystère pascal de Jésus nous rejoint dans notre propre mystère pascal. Mais, comme le disait Mme Yvette Chabert lors de sa méditation pour introduire la Semaine Sainte :"Comment survivre ?" "Comment revivre quand on a été écrabouillé par l'épreuve du deuil d'un enfant, d'un proche, l'épreuve de la maladie, l'épreuve de la rupture ...?"
Au coeur de nos vies souvent éprouvées, Pâques nous donne d'accueillir le mystère d'une présence, le mystère d'une espérance et le mystère d'une responsabilité.
Pâques nous donne d'accueillir le mystère d'une Présence, celle du Christ ressuscité, présent à nos vies, qui nous accompagne d'une manière mystérieuse comme il marchait avec les disciples d'Emmaüs. Il nous "précède en Galilée" carrefour des nations, image de notre vie et de notre monde. Il est avec nous tous les jours jusqu'à la fin des temps. Il nous donne sa présence de bien des manières : par sa parole et par les sacrements, notamment par l'Eucharistie, par nos frères et soeurs en humanité et à l'intérieur du secret du coeur de chacun.
Pâques nous donne d'accueillir le mystère d'une Espérance : Christ ressuscité est la tête et nous sommes les membres de son corps, il est le premier né d'une multitude de frères, il nous entraîne vers la vie éternelle, la vie en plénitude. Avec lui, la lumière est plus forte que les ténèbres, l'amour vrai plus fort que le péché.
Pâques nous donne d'accueillir le mystère d'une Responsabilité : "Les souffrances du Messie, sa Résurrection d'entre les morts le troisième jour et l'invitation à la conversion proposée à toutes les nations, c'est vous qui en êtes les témoins." C'est la responsabilité qui nous est confiée : Etre témoin du Christ ressuscité en rendant compte de l'espérance qui est en nous. Etre témoin du Christ ressuscité, par nos paroles, nos actes et toute notre vie, en cherchant toujours à ajuster notre vie à l'Evangile, en cherchant la justesse d'une attitude chrétienne, en mettant l'homme debout, dans les défis de ce monde. P. Guy OLLAGNIER |
|  PÂQUES | Pâques nous vient du mot hébreu « Pessah » qui veut dire « Le Passage ». Ce n'est pas pour rien que cette fête la plus importante des chrétiens a été placée par l'Eglise au printemps, période du passage de l'hiver à la saison du renouveau, des naissances, de la lumière. Le mot « Pâques » évoque le printemps, les premières fleurs, les agneaux dans les près, la lumière crue, blanche au sortir de l'hiver. Pâques, c'est un souffle, un élan, c'est la victoire de la VIE. Finies les ténèbres, la tristesse, les peurs : Le Christ nous entraîne avec Lui dans ce passage de la mort à la vie. Il y a des icônes magnifiques où l'on voit le Christ prendre l'humanité par la main et l'entraîner hors du tombeau à sa suite dans un envol magnifique de draperies. Au cours du Carême, nous avons été préparés à cette dynamique par le récit magnifique de la Transfiguration où les apôtres Pierre, Jacques et Jean sont éblouis, éclaboussés de lumière et de blancheur par la présence glorieuse de Jésus « métamorphosé »,entouré de Moïse et Elie. « Je crois à la résurrection des morts, à la vie éternelle » : le carême nous prépare à cet acte de foi et si l'Eglise nous encourage à nous passer de distractions, de nourriture, de superflu, etc …, ce n'est pas tellement pour faire pénitence mais pour nous donner le temps de méditer tout cela, de nous préparer à vivre comme Jésus le temps de l'épreuve pour le temps de la gloire. La vie a toujours bousculé par ses violences, ses épreuves, ses souffrances et aujourd'hui, à notre époque, davantage encore par une course effrénée à l'efficacité qui risque de laisser plus faibles sur le bord du chemin. Pour vous, je ne sais pas, mais pour moi, ce temps de Carême est toujours trop court parce que, malgré tout, il reste plein de bruits, de bousculades, d'activités faites « à l'arrache ». Il me laisse toujours le sentiment d'un manque de temps pour m'arrêter, me « poser » sur la montagne avec Jésus. Puissiez-vous avoir pu prendre le temps de gravir la montagne dans le calme, le silence pour être totalement éblouis par cette promesse de vie glorieuse, transfigurée qui sera la nôtre après la vie terrestre. Mais en attendant, c'est Jésus vivant qui nous accompagne et nous encourage. Alors n'hésitons pas, comme les femmes quittant le tombeau à aller porter la bonne nouvelle du Christ ressuscité autour de nous. Bonne fête de Pâques à tous. Jean-Wilfrid Mahieux Diacre |
|  QUARANTE JOURS | Quarante jours : C'est le temps de la marche vers Pâques. Quarante jours, comme les hébreux ont marché quarante ans dans le désert pour passer de l'esclavage de l'Egypte à la liberté de la terre promise et au service de Dieu. Quarante jours, comme le prophète Elie, fuyant l'hostilité de la reine Jézabel, a marché quarante jours jusqu'à l'Horeb, la montagne de Dieu Quarante jours, comme Jésus a séjourné quarante jours au désert, connaissant la tentation et affrontant l'esprit du mal. Quarante jours, pour nous libérer, pour nous alléger. Quarante jours, pour hâter le pas vers la lumière de la Résurrection de Jésus.
Sur notre marche vers Pâques trois piliers du Carême, trois repères, trois moyens :
La Prière, Le Jeûne, Le Partage
La Prière : c'est le coeur de notre relation à Dieu ; la prière ouvre notre coeur à Dieu par Jésus, dans la confiance. La prière fait grandir en nous la paix de l'âme ; elle fortifie notre esprit, notre volonté par l'Esprit Saint qui nous est donné. Elle nous permet de communier aux intentions de Dieu, à son vouloir, à son dessein d'Amour et de Salut.
Le Jeûne : c'est le coeur de notre relation à nous-mêmes ; le jeûne ouvre notre coeur à la vraie dimension de nous-mêmes, à notre véritable identité. Jeûner c'est se priver, choisir le manque, renoncer à l'idolâtrie. Jeûner c'est discerner ce qui entrave notre marche vers Dieu et vers les autres et s'en défaire. Jeûner c'est se débarrasser de ses dépendances, de ses asservissements.
Le Partage : c'est le coeur de notre relation aux autres ; le partage ouvre notre coeur aux autres, nos frères. Partager c'est se désencombrer, se désapproprier, faire de la place aux autres, les valoriser. Partager c'est vivre toute responsabilité comme un service avec écoute et respect, c'est vivre la coopération et la complémentarité au service d'un projet pour un plus grand nombre sans oublier les exclus et les blessés par la vie.
Prière, Jeûne et Partage nous donnent de communier à la vie donnée de Jésus, à son Amour sans réserve.
Quarante jours, mais si vous comptez bien, les dimanches ne sont pas comptés et considérés comme jours de Carême. Chaque dimanche, même avant Pâques célèbre la mémoire du Christ Ressuscité ce qui veut dire que, dans la toile du Carême la trame de nos efforts croise les fils de la Bonne Nouvelle de la Résurrection de Jésus.
Christ Vivant n'est pas seulement au bout du chemin, puisqu'il a pris sur lui toute notre humanité, puisqu'il est ressuscité depuis longtemps. Il nous accompagne sur nos routes humaines, il nous guide et nous entraîne vers la Lumière plus forte que toutes ténèbres, l'Amour plus fort que le péché, la Vie plus forte que la mort. P. Guy Ollagnier |
|  Message | Message sous forme de parabole, proclamé lors du 60ème anniversaire de la Mission Ouvrière à Lyon le 11 novembre 2007
"Il était une fois, un homme qui se plaignait constamment d'avoir mal au dos. Il avait été voir tous les médecins et spécialistes du monde, mais tous lui avaient tenu le même discours : " Oh, la machine n'est pas parfaite, elle aurait bien besoin d'être retapée en certains endroits... mais au niveau de votre dos, tout va bien..." Pourtant, malgré tous ces avis d'experts, son mal de dos ne passait pas... Il décida de prendre la route pour chercher la solution.
Sur le chemin, il rencontra d'abord un groupe d'enfants : "Pourquoi marches-tu si courbé, on dirait mon grand pépé, il est très vieux et marche avec une canne " "Moi, tu sais, mon grand papy, depuis que ma petite soeur est née, il n'a plus besoin de sa canne, il pousse son landau et il la montre à tous ses amis, il en oublie qu'il a du mal à se déplacer, il en oublie ses années..." "Moi, quand j'ai mal quelque part, je vais voir mon papa ou ma maman, ils me soignent, ils me font des câlins, et dans leurs bras, je retrouve mon bonheur ..." "Quand on joue avec les copains, on tombe parfois, on s'égratigne, mais on se pardonne aussi, on se fait rire, on repart dans nos jeux ..." "C'est comme au club Fripounet, on fait attention à chacun, on parle, on joue, on agit et nos chagrins sont moins lourds à porter, en plus notre responsable est toujours là pour nous aider" L'homme se dit "la douleur, on peut parfois l'oublier, surtout quand on est entouré d'amour, mais il faut parfois vivre avec ... Et je n'arrive pas à vivre avec ce mal de dos..."
Ensuite, notre homme au mal de dos rencontra un groupe de femmes, elles étaient confrontées au problème des sans papiers avec des familles pourtant déjà bien intégrées. Plus tard il s'approcha d'un groupe de jeunes motivés par leur participation dans des associations sportives avec la responsabilité de l'entraînement des plus jeunes. Il rencontra encore un groupe d'ouvriers du bâtiment travaillant dans la froideur mais enchanté par leur chantier de la restauration du parvis d'une église.
Après toutes ces rencontres l'homme se dit : "on a souvent peur de la différence de l'autre, mais si on s'en rend proche, on rencontre un frère..." On a beau avoir toujours mal au dos, mais on se tient debout et on agit pour que nos frères tiennent debout..."
L'homme arriva au sommet de la montagne, en reprenant son souffle, il admirait ce paysage qu'il avait mis si longtemps à gravir lorsqu'il aperçut une petite fille portant un lourd fardeau ... Il se demandait "mais comment fait elle, moi, qui suis plus fort, et qui ne portait rien, j'ai eu tant de mal à monter, et ce petit bout de femme porte un énorme sac et monte sans rien dire ..." Lorsque la petit fille arriva à sa hauteur, il lui demanda "il m'a l'air bien lourd le fardeau que tu portes", elle lui sourit, se tourna de côté et lui dit : " ce n'est pas un fardeau, monsieur, c'est mon frère". Et l'homme alors se rendit compte, qu'il portait avec lui, dans cette montée, la souffrance de ses voisins sur le point de divorcer, la douleur de la mère dont le fils est emprisonné, le poids de l'injustice dans les relations Nord-Sud, le plan social de l'entreprise délocalisée... Et c'est tout cela qui lui donnait si mal au dos... Il avait oublié qu'il portait tant de choses, il en oubliait même pourquoi il les portait... "ce n'est pas un fardeau, c'est mon frère ..." Tout cela, je le porte parce qu'avec cela, dans ces actions, je porte mes frères...
Alors, il puisa de l'eau entre ses mains à une petite source qui jaillissait... Elle avait un drôle de goût cette eau. Oh, pas un goût comme l'eau du robinet, non au contraire, une saveur incomparable, elle apaisait en lui ses désespoirs, ses fatigues, ses tiraillements... Elle avait le goût de la fraternité".
Nous nous rappelons une Parole de Jésus : "Ce que vous faîtes au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faîtes" Quand tu accueilles l'autre différent par sa culture, sa couleur de peau, sa religion, Quand tu luttes contre la précarité du travail, pour l'accès aux soins, au logement, aux droits les plus élémentaires, Quand tu rejoins d'autres dans des associations, syndicats, pour agir ensemble, Quand tes loisirs te donnent envie de t'épanouir et d'exprimer ce que tu ressens, de te partager avec d'autres, TU DEVIENS UN FRERE !
Car oui, si nous nous considérons comme frères en humanité, comme frères en Jésus Christ, nous ne sommes plus de simples passants sur le chemin, nos relations s'en trouvent transformées, nous laissons entrevoir que dès maintenant ce monde devient le monde promis par Dieu et nos horizons peuvent s'élargir dans un même regard d'Amour ... |
|  PROXIMITE | Lors de la rencontre des membres des équipes d'Animation Pastorale du Rhône Vert à l'Arbresle, le 24 novembre dernier, sur le thème de la proximité, après la communication par le Père Emmanuel PAYEN de l'orientation du diocèse de Lyon pour qu'existent des communautés locales vivantes, dynamiques et missionnaires, un membre de l' assemblée a fait la déclaration suivante : "Je voudrais exprimer cette conviction : l'Eglise (et par elle chacune de nos communautés chrétiennes locales) doit manifester la proximité de Dieu pour l'humanité. Si l'Eglise n'est pas proche des hommes, elle n'est pas l'Eglise, elle n'est pas fidèle à Jésus Christ". Personnellement ces paroles m'ont marqué. Elles ont été pour moi comme une lumière sur le chemin de l'AVENT. Eglise proche des hommes et des femmes de ce temps. Eglise qui doit manifester la proximité de Dieu pour l'humanité. St Jean a écrit : "Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique, ainsi tout homme qui a confiance en lui ne périra pas mais il obtiendra la vie. Le Fils de Dieu n'est pas venu dans le monde pour condamner le monde mais pour le sauver". Ces paroles sont écrites en gros caractères sur un livre immense à l'accueil de notre Primatiale St Jean à Lyon (Jn 3,16).
Proximité de Dieu pour l'humanité. Proximité révélée en Jésus Christ. Jésus dès après sa naissance, lui le fils de Dieu, a été déposé dans la crèche, dans la mangeoire des animaux. Lui le Pain véritable vient rassasier nos faims les plus profondes. Ses premiers témoins à la crèche sont les bergers placés parmi les derniers rangs de la société.
Le Seigneur dans sa pédagogie pour montrer qu'il vient pour tous, se manifeste tout d'abord aux plus pauvres. Les mages venus d'Orient, en dehors des frontières d'Israël, représentent tous les continents, tous les peuples, toutes les cultures. Oui, Jésus vient pour tous !
Dans le sillage de l'Incarnation de Jésus, que cette proximité du Fils de Dieu à notre humanité soit la conviction de chaque baptisé. Et avec sa proximité, Jésus donne sa Présence, sa Paix, son Esprit.
Que nos communautés chrétiennes locales soient proches, solidaires, fraternelles, missionnaires. Qu'elles soient comme la fontaine du quartier ou du village où l'on vient recueillir l'eau vive de l'espérance et de la confiance. P. Guy OLLAGNIER |
|  AVENT | Eh bien non, le mot AVENT ne contient pas de faute d'orthographe. Le temps qui conduit vers Noël ne s'écrit pas AVANT mais bien AVENT car il s'agit de se préparer à ce qui advient, à ce qui vient.
La venue de Jésus se conjugue à tous les temps : Il est celui qui est venu prendre sur lui toute notre humanité pour nous sauver. Il est celui qui reviendra à la fin des temps pour tout récapituler en lui. Il est celui qui vient aujourd'hui à notre rencontre. Jésus le Fils de Dieu, le Messie attendu, le Sauveur promis vient sans cesse à notre rencontre; et cela de bien des manières : par les sacrements de l'Eglise, en particulier l'Eucharistie, par les temps forts et les évènements de nos vies, par les autres ainsi que par l'appel intérieur du secret du coeur de chacun...
Comment sommes-nous disponibles à son arrivée? Comment sommes-nous attentifs à sa présence, dans la joie comme dans la peine, dans l'épreuve comme dans le déroulement confiant des jours?
Jésus le Fils de Dieu, le Messie attendu, le Sauveur promis vient faire de nous ses frères, des enfants du Père. Il vient nous apprendre à vivre en fils de Dieu, frères et soeurs en Eglise et en humanité.
Jésus le Fils de Dieu, le Messie attendu, le Sauveur promis vient nous donner sa Paix et nous apprendre à construire la Paix dans la justice, l'équité, le respect des droits et des devoirs, l'harmonie des différences : "Les épées seront changées en socs de charrue." Il vient nous désarmer, nous apprendre à convertir nos armes en outils de développement.
Jésus le Fils de Dieu, le Messie attendu, le Sauveur promis vient nous apprendre à aimer à sa manière, de façon non possessive..., dans la désappropriation, sans mettre la main sur quiconque, aimer avec désintéressement, avec la dimension de l'implication, de l'investissement, et du don de soi. Il vient baigner nos aridités pour nous aider à porter du fruit.
Jésus le Fils de Dieu, le Messie attendu, le Sauveur promis vient nous apporter consolation, force et espérance dans les épreuves de toutes sortes : « Heureux les hommes dont tu es la force, des chemins s'ouvrent dans leur coeur. »
Jésus le Fils de Dieu, le Messie attendu, le Sauveur promis vient nous donner son Esprit, nous appeler à être ses témoins, nous appeler à nous engager, pour construire nos vies et ce monde sur les valeurs solides de l'Evangile.
P. Guy OLLAGNIER Feuille antenne décembre 2007 |
|  Célébration de la Confirmation : | Quelques éléments du contenu de la célébration
« Seigneur, ton Fils nous a envoyé l'Esprit Saint que tu nous a promis. Tu connais pourtant notre difficulté à l'accueillir. » « Seigneur, dans nos difficultés quotidiennes, ton Esprit de force et d'intelligence peut nous aider. Tu sais pourtant combien nous oublions souvent de l'invoquer. » « Seigneur, ton Esprit d'amour peut transformer nos rapports avec les autres. Tu sais pourtant combien il nous est difficile d'aimer. » (Prières de pardon)
« Nous avons choisi personnellement de demander le sacrement de la Confirmation pour continuer notre cheminement vers Dieu et pouvoir témoigner du don de force que Dieu nous a donné. » « Nous voulons recevoir l'Esprit Saint pour ainsi prendre part à la vie de l'Eglise et devenir de vrais témoins de Dieu. Mais c'est aussi pour faire mûrir notre foi et en vivre à tous moments dans notre vie. » (Témoignages des jeunes)
Seigneur, que ton Esprit accompagne toujours nos enfants, que cette Confirmation soit à la fois pour eux la continuité de leur vie de foi et un nouvel engagement à vivre en témoins de l'Evangile. Seigneur, que ton Esprit Saint nous rende fidèles à notre vocation de parents, ouverts à ce que tu souhaites pour le bonheur de nos enfants ; que cette célébration vécue dans notre communauté ravive en chacun de ses membres la flamme de l'Esprit Saint. Dans notre monde, de nombreuses personnes souffrent, alors que nous sommes en fête. Seigneur, nous te prions pour que la joie des confirmés se transmette et se répercute sur ceux qui en ont besoin. Seigneur, nous te prions pour la communauté de la Paroisse Jean XXIII, afin qu'elle sache accompagner les nouveaux confirmés. Que l'Esprit Saint inspire ses actes afin qu'elle devienne l'image visible de ton Amour pour tous les hommes. (Prière universelle) |
|  L'Espérance Chrétienne et l'Au-delà. | Comment Jésus, dans les Evangiles, apparaît comme un infatigable espérant, Lui qui n'a pas où reposer sa tête.
La Bible est discrète sur l'Au-delà. La foi chrétienne, dont le coeur est la résurrection de Jésus, nourrit une vraie espérance, quand elle parle de l'au-delà ou si nous préférons du ciel.
Si les morts n'appartiennent plus à l'histoire telle que nous la vivons, dans l'espace et le temps que nous connaissons, si nous n'avons plus de relation avec eux telles que nous les avons eues de leur vivant ce n'est pas pour autant qu'ils ne sont plus. Lors de la fête de la Toussaint; les familles se rassemblent pour honorer leurs morts et fleurir leurs tombes. Fête de Toussaint et jour des morts se succèdent. Le lien est manifeste : le 1er Novembre, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus et inconnus qui partagent la vie, la paix et le bonheur de Dieu. Le 2 Novembre, c'est le jour de la mémoire de tous les défunts. Une journée pour s'associer à celles et ceux qui ne sont plus à nos côtés. C'est un jour de "commémoration" et de prières pour nos défunts afin qu'ils parviennent au bonheur éternel. Si les morts continuent à vivre au-delà de la mort, c'est parce qu'ils prennent part à l'existence nouvelle du Christ Ressuscité. Il ne s'agit pas d'immortalité ou de réincarnation, encore moins de fantômes qui viendraient nous menacer comme la fête d'Halloween le suggère. Il s'agit de chaque vie, de chaque personnalité, de chaque histoire personnelle que Dieu accueille dans sa Lumière. Pour vivre cette ESPERANCE CHRETIENNE, nous sommes invités à regarder de quelle Espérance vivait Jésus. Pour lui, toute la vie avait un sens. La vie n'était jamais absurde. Jésus n'ignorait pas ce qui allait mal. Il n'était pas naïf mais dans toutes les situations qu'il rencontrait il montrait toujours des signes d'avenir. Pour lui, la fatalité n'existait pas. Les choses n'étaient pas écrites d'avance. Il produisait lui-même des signes : il guérissait les malades. Il rendait un avenir à celles et ceux qui en étaient dépourvus. Il faisait tout pour que chacun puisse relever la tête et reprendre confiance. L'espérance selon Jésus, c'est de n'enfermer personne, que ce soit dans sa fonction, dans son passé, dans sa situation... L'espérance selon Jésus, c'est de se faire proche des rejetés de ce monde. C'est témoigner d'un Dieu Amour et Pardon. Amour et Pardon, c'est-à-dire du neuf toujours possible.
Feuille Antenne Novembre 2007 |
|  Questions et réponses | 1.De quelle Eglise avez-vous été témoin sur vos chemins de vie?
"Dans mon itinéraire, j'ai été témoin d'une Eglise de Proximité: Eglise proche de la terre et des préoccupations de la vie (Rogations), Eglise proche des personnes et des familles (les rencontres de Carême avaient lieu dans chaque hameau), Eglise proche de Dieu (importance de la prière). Par l'Eglise au Maroc, j'ai été témoin d'une Eglise qui croit que Jésus, Fils de Dieu, est venu sur terre pour tous les hommes sans exception et que son esprit habite le coeur de chacun. Par les mouvements d'Action Catholique surtout MRJC et CMR, j'ai été témoin d'une Eglise qui annonce le Salut à vivre dans toutes les dimensions de la vie humaine, non seulement personnelle mais aussi sociale, politique, communautaire..." P. Guy OLLAGNIER
"Mon premier contact avec l'Eglise (je n'en ai pas de souvenirs!) fut lors de mon baptême à l'âge de trois mois: l'Eglise m'a ACCUEILLI et m'a présenté à Dieu pour devenir une créature nouvelle dans le Christ. L'Eglise, c'est elle qui m'a fait grandir, qui m'a éduqué au sein de ma propre famille et dans ma paroisse d'origine (St Genis-Laval). Oui, l'Eglise est une communauté, une grande famille, marquée par sa diversité, cherchant à vivre l'Evangile, dans l'unité. Le plus merveilleux est de pouvoir célébrer Jésus-Christ et de professer la même foi dans les églises des 5 continents. Je l'ai expérimenté de près aux Philippines. Les cultures sont différentes, les couleurs de peau sont diverses et nous avons UN même Dieu, UNE même foi..." P. Frédéric de VERCHERE
2.Comment voudriez-vous construire l'Eglise aujourd'hui?
"Je crois que l'Eglise d'aujourd'hui doit annoncer la Bonne Nouvelle de l'Amour de Dieu révélé en Jésus Christ, amour toujours plus grand que notre coeur. Je crois que l'Eglise d'aujourd'hui doit accueillir chacun là où il en est et l'inviter à faire un bout de chemin dans les valeurs de l'Evangile. Je crois que l'Eglise comme corps du Christ doit avoir le souci de l'unité, non pas comme uniformité mais comme communion dans la différence. Je crois que l'Eglise doit avoir non seulement le souci de parler... mais aussi de se mettre à l'écoute de l'expérience spirituelle des personnes et des groupes. Je crois que l'Eglise d'aujourd'hui doit être au service de la population où elle est insérée, au service des plus démunis, au service de l'espérance, au service des raisons de vivre, au service du sens que les personnes donnent à leur vie..." P. Guy OLLAGNIER
"Pour l'avenir, que l'Eglise cherche toujours à accueillir de nouveaux croyants en allant à leur rencontre. Que l'amour se communique davantage entre les chrétiens. Ainsi leur témoignage sera plus vrai et plus fort auprès de nos contemporains..."
P. Frédéric de VERCHERE |
|  Pentecôte 2007 au pays de Tarare | L'Esprit de Dieu nous devance. Cinquante jours après Pâques, deux questions me viennent à l'esprit: 1. Qu'est donc devenu la stupéfaction des Juifs fervents dont parle les Actes des Apôtres, leur émerveillement: "Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle" ? (Acte 2, 1- 11) 2. Qu'est donc devenu le constat étonné des voisins des premières communautés chrétiennes: "Voyez comme ils s'aiment"?
Ne ferons-nous pas mieux, par notre présence au pays de Tarare, de nous inspirer de la première communauté chrétienne? Au fond, n'est-ce pas là être en phase avec l'Esprit Saint? J'ai alors retrouvé cette citation qui peut éclairer nos préoccupations:
"Sans l'Esprit Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l'Évangile est une lettre morte, l'Eglise une simple organisation, la Mission une propagande, le Culte une évocation, l'Agir Chrétien une morale d'esclave. Mais en lui le cosmos est soulevé et gémit dans l'enfantement du Royaume, le Christ Ressuscité est là, l'Évangile est puissance de vie, l'Eglise signifie la communion trinitaire, l'Autorité est un service libérateur, la Mission est une Pentecôte, la Liturgie est mémorial et anticipation, l'Agir Humain est déifié." (Ignace HAZIM)
Paroissiens de Jean XXIII du Pays de Tarare, vous tous les baptisés, confirmés, nourris de l'Eucharistie, l'Esprit de Dieu nous devance... toujours! Laissons-nous guider par lui. Lui Esprit de concorde et de Paix.
C'est cela aussi Pentecôte!
P. Norbert OTERO |
|  Formation ... tout le long de la vie ? | (article publié dans le journal ensemble octobre 2005)
On a trop souvent tendance à associer la formation, avec l'enfance ou l'adolescence et à considérer une fin des apprentissages avec l'entrée dans la vie active.
Combien de gens considère qu'à leur « âge », il n'y plus de possibilité de replonger dans les livres ou de se retrouver en situation d'apprenant ?
Cette âge étant variable d'une personne à l'autre, 25 ans pour l'un, 45 ans pour l'autre ... « J'ai passé l'âge ! », « ça ne rentre pas ! », « je sais maintenant pourquoi j'avais quitté l'école ! J'avais oublié ! » ... Combien de phrases entendues, et quelques fois, des gens surpris de décrocher un diplôme, un titre ou une reconnaissance professionnelle ! Parfois à 53 ans...
Un autre visage, un autre constat aussi, 80 % des budgets formations des entreprises sont utilisés pour former des cadres, au « management » et autres stages de communication... Les « oubliés » du système ? Les ouvriers des « grandes » usines, Lu, Moulinex... et j'en passe !
Mais ces délocalisations ou fermetures de sites ont permis une prise de conscience de l'Etat. Une nouvelle loi s'appliquant depuis Mai, introduit :
L'entretien professionnel : tous les deux ans, pour les salariés en CDI. Un entretien axé sur la formation du salarié qui devient « acteur » de son parcours professionnel.
Le Droit Individuel à la Formation : Le DIF est une démarche volontaire destinée aux salariés à partir d'un an d'ancienneté. Une formation dans ce cadre doit être réalisée à l'initiative du salarié en accord avec son employeur. Pour un salarié à temps plein, le crédit d'heure minimum est de 20 heures par an. Cette durée est cumulable pendant six ans pour une durée de 120 heures. Le crédit d'heure pour un salarié à temps partiel est calculé au prorata temporis. Les salariés en CDD ayant travaillés quatre mois au cours des 12 derniers mois peuvent accéder au DIF au prorata temporis. Les formations peuvent être effectuées en dehors du temps de travail. Les salariés touchent alors une allocation de formation égale à 50% de leur rémunération nette.
La Validation des Acquis de l'Expérience : La VAE permet la reconnaissance des compétences et savoir faire acquis lors d'activités salariées ou bénévoles. Cette reconnaissance donne droit à un diplôme, un titre professionnel ou un certificat de qualification. Elle est ouverte à toutes personnes ayant une expérience de trois ans minimum dans le domaine concerné. Il s'agit d'une démarche active qui demande une forte implication pour la constitution du dossier. Les salariés peuvent demander un congé VAE de 24 heures et une prise en charge dans le cadre du plan de formation de leur entreprise.
Il y a d'autres mesures dans cette loi, un renfort du bilan de compétence, le passeport formation, la période de professionnalisation...
Mesures intéressantes, mais qui sortent de mon sujet du jour : Vous faire prendre conscience que la formation, est reconnue comme un droit ! Et que désormais, on peut aussi faire valider son « savoir faire » par un diplôme.
Il n'y a pas d'âge pour apprendre !
François Begarra |
|
|